Réseau Morphée

Pour une meilleure prise en charge des troubles chroniques du sommeil
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  
Partagez | 
 

 Insomnie carabinée depuis 5 ans, recrudescence soudaine help

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
EtsukoNakoshi



Nombre de messages : 2
Date d'inscription : 19/01/2018

MessageSujet: Insomnie carabinée depuis 5 ans, recrudescence soudaine help   Hier à 16:38

Bonjour....

Je suis incapable de penser correctement donc mon message sera sûrement un peu confus voire très très confus, mais vu que les pensées de mort, de suicide, se multiplie au fil des jours, et surtout aujourd'hui où je n'ai fait que pleurer et continue de le faire à cause de ma position douloureuse, j'en fais part ici en espérant trouver de l'aide.

Tout d'abord j'ai 23 ans, jeune femme, et j'ai toujours détesté dormir, préférant faire autre chose, considérant ce temps passé au lit comme une perte monumentale de temps. J'allais donc toujours avec un certain énervement au lit, par la force des choses. Mais, déjà à 13 ans, je pouvais passer mes nuits sur un jeu en ligne et n'aller me coucher que vers 5h du matin, avec parfois école le lendemain, et à cette époque, même si je veillais tard, je n'avais pas encore eu le temps dé dérégler complètement mon horloge interne, alors mon sommeil était malgré tout de qualité, et ce n'est donc qu'au bout de 3 ans que j'ai commencé à me sentir un peu fatiguée en journée, donc vers mes 16 ans. J'adorais passer mes nuits sur l'ordi, et je me souviens même la sensation d'abattement, mes yeux qui se fermaient devant l'écran, et moi qui luttait pour jouer jusqu'à ne plus pouvoir bouger du tout, et je n'exagère rien, je pouvais passer des 24 à 36h sur l'ordi sans dormir une minute. J'étais en fait accro.
Cela dit, si j'étais fatiguée, c'était parce que je me privais du temps de sommeil qui me correspondait, mais mon sommeil était néanmoins de qualité là encore, c'est-à-dire que même si je dormais uniquement 3 ou 4h c'était réparateur et je pouvais fonctionner le lendemain.
C'est à 18 ans donc 2 ans plus tard que ça a dégénéré. J'ai commencé à prendre conscience du bruit ambiant, en fait je parlais avec une personne sur internet qui sollicitait mon intellect, on parlait littérature etc, et j'ai eu envie de l'éblouir avec ma créativité, chose que j'ai réussi, mais au détriment de mes nuits de sommeil. En fait j'avais des idées et il fallait absolument que je les note, sinon je pouvais pas dormir, toutes ces idées tournaient dans ma tête et j'avais peur de les oublier au réveil. Donc j'allais au lit, j'étais parasitée, je me levais pour écrire, et ça parfois 15 ou 20 fois par nuit. Comme un surmenage en fait, sauf que c'était pas une obligation, mais juste une obsession personnelle. Au point que j'ai atteint un état de fatigue chronique infâme, je ne pouvais plus rien faire ni de physique ni d'intellectuel, et j'étais devenue incapable de m'endormir sereinement, car plus j'avais des difficulté, plus je stressais et me demandait "Et si un jour je n'arrive plus du tout à dormir?!", et là j'ai commencé à prendre conscience que le sommeil était une chose fragile, loin d'être acquise, que je pouvais perdre. J'ai bien sûr imaginé que je pouvais mourir de son manque, mais au final aujourd'hui à 23 ans, je préfèrerais en mourir tout de suite, faire un gros gros malaise bien hardcore ou un AVC, que de continuer avec l'envie de dormir constante et pourtant l'incapacité à perdre conscience.
A 18 ans comme ça devenait grave, que je pouvais rester éveillée 72h d'affilé, que je commençais à devenir obsédée par le moindre bruit, et par le sommeil en général, la peur de ne pas dormir etc, on m'a prescrit du Zopiclone (hypnotique de la famille des benzodiazépines) à 3,75, que j'ai pris un an. C'était fantastique, je redormais comme un bébé! J'ai même dormi 18h d'affilée et profondes à la première prise! Le bonheur! Je n'en revenais pas. Mais au bout d'un an, j'avais déjà doublé la dose, puis 3 ans plus tard, je l'avais redoublée, ce qui faisait que je prenais 15mg de Zopiclone, et cela ne me faisait plus dormir du tout. J'étais revenue au point de départ.
Donc il y a deux ans, j'ai été en clinique psy. On m'a enlevée le Zopiclone, remplacé par du Zolpidem à 2mg puis donné du Xeroquel. Et là, bonheur, avec seulement 50mg, je dors, et même s'il y avait du bruit autour ou quoi (sauf ronflements, je ne supporte pas du tout les ronflements, et même avec des médicaments ça m'agace je peux pas dormir avec), je me rendormais immédiatement après, et c'était un sommeil profond.
Aujourd'hui, 2 ans plus tard, j'ai diminué le Xeroquel car il a commencé à me faire faire de l'apnée du sommeil (je ne suis pas du tout en surpoids), donc j'ai développé une phobie de l'arrivée de l'heure du coucher. Il a fallu 2 mois à ma psy pour comprendre que c'était le Xeroquel qui me provoquait ça (j'ai été aux urgences pour tachycardie également, à cause de ce médicament, alors que je n'avais jamais eu de problèmes jusque là avec celui-ci).
Je crois que mon insomnie actuelle est de type psychologique et dûe à une hygiène de vie quasi nulle. Je suis dépressive, dysmophphobe, anxieuse, et j'en passe. Je reste chez moi du matin au soir, enfin, chez mon parent. Et celui-ci m'a dit que demain il ferait le ménage, et je connais ma mère, quand elle dit faire le ménage, c'est se lever tôt pour le faire, et ça m'angoisse, je sais que je vais probablement pas dormir, donc j'ai décidé de dormir la journée... grave erreur, ça fait 6h que je me bats pour dormir, il y a toujours quelque chose qui m'en empêche. Soit j'ai froid, soit j'ai chaud, soit j'ai envie d'aller aux toilettes, soit je suis sur le point de m'endormir (je sens mon esprit divaguer, décrocher des stimulis extérieurs), et mon coeur se met à s'accélérer et à m'empêcher de tomber dans le sommeil car je pense "Oh mon dieu, enfin! enfin! je me sens partir...oh mais attends! Et si jamais ça marche pas et que je m'endors pas!!!"
C'est atroce. Du coup je dors jamais. Et j'ai de plus en plus envie de mourir. Je suis une grande angoissée de nature, et en plus là de savoir que demain je vais probablement être dans le même état, ça me donne envie d'abandonner la vie. Ma mère ne se rend en fait pas du tout compte de mon état de souffrance et de détresse, et minimise grandement mes symptômes. Car elle il lui suffit de prendre l'air de la mer pour tomber dans les bras de morphée, et elle fait une sieste tous les après-midi, elle s'allonge et paf, 20 minutes plus tard elle est fraîche. Ca m'enrage, car j'ai déjà essayé de faire une sieste quand elle était là, mais en fait au moment où j'allais m'endormir, je l'ai entendu passer l'aspirateur! Du coup j'ai associé le moment de s'endormir à un potentiel empêchement de le faire...
Imaginez l'horreur.

Je sais pas quoi dire d'autre, j'ai un régime sain, beaucoup de fruits et de légumes, du magnésium tous les jours...
Je voulais savoir si c'était possible d'être réveillé par la moindre différence de température ou le moindre bruit? Enfin moi c'est surtout les sensation comme le toucher. Avant il me semble que tous ces stimulis ne m'empêchaient pas de trouver le sommeil. J'ai l'impression que plus les années passent, et plus je prends conscience de tout. Je suis obligée de reprendre des hypnotiques pour ne pas stresser avant d'aller dormir et m'endormir plus rapidement. Mais parfois j'ai trop froid, alors je mets du temps à m'endormir, mais il me semble que plus jeune, je me fichais de ça, et si j'étais fatiguée, je dormais point. Comme si, mon corps était devenu beaucoup, beaucoup plus sensible, et c'est insupportable. J'ai déjà connu quelqu'un qui s'endormait alors même que j'étais affalée sur lui et que je lui parlais, vous pouvez pas savoir comment ça me rend amère.
En plus il y a cette histoire d'agacement du fait de devoir aller au lit, ça m'enrage de savoir que je DOIS le faire sinon je tiendrais pas. Et j'imagine bien que cet agacement, même inconscient, peut faire que je n'arrive pas à trouver le sommeil.

...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
EtsukoNakoshi



Nombre de messages : 2
Date d'inscription : 19/01/2018

MessageSujet: Re: Insomnie carabinée depuis 5 ans, recrudescence soudaine help   Hier à 16:42

Je rajoute qu'avant, mes insomnies se déclenchaient toujours l'été, et avaient tendance à se radoucir au début de l'hiver. Mais là, alors que j'ai toujours dormir au moins 8h - 10h l'hiver, je me retrouver à dormir 4 à 6h grand maximum, et la fatigue s'accumule donc.
Aujourd'hui même avec 250mg de Xeroquel, 30mg de miansérine, 10 gttes de théralène et 7,5mg de Zopiclone, je m'endors facilement, mais dès que je me réveille, soit 3h plus tard, j'ai énormément de mal à me rendormir, et ça m'énerve. Ou alors je me rendors facilement, mais encore 3h plus tard je me réveille fatiguée et je n'ai pas envie de me rendormir, alors je voudrais savoir quoi faire quand ça arrive.
Faut-il que je me lève quand je me réveille et qu'au bout de 20 minutes je ne dors toujours pas, et retourner au lit si je sens le sommeil revenir?
Le problème, c'est que je sais qu'une fois que je suis debout, je n'ai plus envie de passer une minute de plus dans mon lit. C'est presque mon pire ennemi sur terre. Du coup, est-ce sain de ne pas y retourner même si je sens le sommeil revenir au point d'avoir les yeux qui se ferme? Est-ce que ça pourrait m'aider à faire de plus longues nuits et plus réparatrices?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Insomnie carabinée depuis 5 ans, recrudescence soudaine help
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Insomnie sévère depuis 18 mois
» Insomnie soudaine
» Insomnie chronique soudaine
» Insomnie chronique depuis une dizaine d'années
» Insomnie depuis que mon bébé se reveille la nuit

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Réseau Morphée :: Les pathologies :: Insomnie-
Sauter vers: