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 Insomnie physiologique et psycho-somatique

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TiBiUan



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MessageSujet: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Ven 8 Déc 2017 - 15:00

Bonjour à tous,

Je me permets d'écrire pour la première fois sur ce forum, où ce que j'ai pu lire par le passé m'a déjà rassuré à de nombreuses reprises, afin de vous demander conseil et de rechercher du soutien dans les moments difficiles que je traverse actuellement.

Peut-être serait-il bon de commencer par une description de comment mes problèmes ont commencé: en juin/juillet de cette année, à cause d'un surplus de stress au travail combiné à des problèmes de santé dans mon entourage, j'ai traversé un burnout/épisode dépressif, après lequel j'ai constaté une durée de sommeil réduite par rapport à précédemment: plutôt que de dormir entre 7 et 8 heures, je dormais seulement entre 3 et 6 heures (sans problèmes d'endormissement). Cherchant avant tout à régler le problème de dépression (je rentrais d'un long voyage, je me disais que le sommeil reviendrait au bout de quelques jours, ça ne m'inquiétait pas trop), je me suis tourné vers un suivi psychiatrique, lors duquel j'ai tenté de démarrer un traitement par antidépresseur (escitalopram). Malheureusement, les effets secondaires furent trop désagréables et après deux jours, j'arrêtai la prise pour plutôt tâcher de me reprendre en mains par moi-même.

Les mois se sont suivis sans que mon sommeil ne s'améliore, mais à l'époque, je ne m'en souciais pas particulièrement car je me focalisais sur le problème de dépression: j'essayais de limiter le travail, de me forcer à revoir mes amis, à faire des activités... J'avais l'impression de remonter la pente petit à petit, je prenais du plaisir à vivre, et même si la fatigue était dure à gérer, je m'en accommodais au quotidien.

Puis, comme j'avais l'impression de me sentir de nouveau mieux, j'ai commencé à chercher des solutions à mon manque de sommeil en soi. J'ai lu sur le sujet, je me suis renseigné pour ajuster mon quotidien afin de mieux dormir... et paradoxalement, mon sommeil a commencé à se détériorer encore plus. Les nuits blanches sont devenues régulières, l'anxiété a graduellement augmenté, accompagnée de symptômes supplémentaires (acouphènes, entre autres), au point d'en arriver, fin octobre et après avoir constaté l'inutilité sur moi de tous les remèdes de grand-mère (tisanes, remèdes à base de plantes...), à demander un soulagement plus fort à base de médicaments à ma médecin, car je ne tenais plus avec la fatigue. Celle-ci m'a donc prescrit du Zolpidem, que j'ai rapidement arrêté, après 3 jours (je me sentais sous camisole chimique complète l'après-midi...), pour l'Imovane, avec une prise d'un demi comprimé (3.75mg).

Cela m'a permis de dormir à nouveau dans les mêmes eaux que pendant l'été, entre 4 et 6 heures par nuit. Cela s'accompagnait aussi d'effets secondaires désagréables, en particulier pendant l'après-midi où je me sentais généralement nauséeux ou 'décalé', dans un état qui n'était pas normal, sans que je sache dans quelle mesure la prise du médicament ou la fatigue pouvaient en être responsables. Ce n'étaient pas des jours faciles, mais j'ai serré les dents en me disant que c'était un mauvais moment à passer et que je dormirais à nouveau mieux ensuite.

Après 3 semaines, en accord avec ma médecin, j'ai tâché d'arrêter la prise d'Imovane. Je suis passé à un quart de comprimé pendant 3 jours, avec une 'bonne' nuit de 5 heures et deux très mauvaises nuits (1-2 heures de sommeil). Je ne ressentais plus les effets secondaires désagréables du médicament et donc, j'étais plutôt optimiste sur le déroulement des choses à ce moment. J'ai diminué à 0 par la suite, pensant que les bonnes nuits allaient se poursuivre... et au contraire, se sont ensuivis 7 jours avec des nuits pratiquement blanches. Le peu de sommeil que j'avais venait toujours en toute fin de nuit (4 heures du matin...), avec beaucoup de rêves et parfois même, du sommeil conscient (alors qu'avec Imovane, je faisais au moins 4 heures de sommeil inconscient, donc plus profond, avant de voir mon réveil le matin et de parfois me rendormir un peu ensuite). Les 3 premiers jours de l'arrêt, je me sentais particulièrement irritable, et j'avais des sensations proches de l'évanouissement à de multiples reprises pendant la journée. Ces symptômes ont disparu par la suite, mais je continuais de me sentir épuisé et surtout, à ne pas dormir.

A bout une fois de plus, et dans l'attente de voir un spécialiste du sommeil qui, je l'espérais, pourrait m'aider à endiguer la situation, j'ai repris le somnifère une nuit sur deux: les nuits avec, toujours pareil, 4-5 heures de sommeil, mais les nuits sans, le même sommeil d'horrible qualité que précédemment. En plus, au-delà des maux de tête et de l'impossibilité de fonctionner convenablement pendant la journée, j'étais aussi extrêmement anxieux (bien plus que normalement, même si je suis à la base d'un naturel plutôt anxieux) les jours sans Imovane, en particulier l'après-midi.

Hier, j'ai enfin pu voir un professionnel du sommeil, qui m'a diagnostiqué à la fois une composante d'insomnie physiologique (durée du sommeil réduite), et une composante psycho-somatique (problèmes à l'endormissement). Apparemment, le traitement de choix dans ce cas est la TCC (thérapie cognitivo-comportementale), qui ne pourra débuter que début janvier pour cause de manque de place (et de période de fêtes) dans le centre où j'ai été reçu.

Voilà où je me trouve pour le moment. Suivant ce témoignage, j'ai quelques questions que j'aurais voulu vous poser; je me rends compte que ça fait beaucoup, mais la moindre aide pour n'importe lequel des points ci-dessous me serait déjà très très précieuse !!

- Y a-t-il des réflexes que je pourrais déjà prendre en attendant de pouvoir commencer la TCC, pour mettre toutes les chances de mon côté ? Concernant ce que j'ai déjà entrepris de changer ou qui me semble un facteur positif: je ne fume pas, je ne bois plus (auparavant consommation occasionnelle), je vais dormir à la même heure tous les soirs (23 heures 30), j'essaie de sortir du lit à la même heure tous les matins (8 à 9 heures), j'ai instauré un rituel relaxant avant d'aller dormir (1 heure à 1 heure 30 avant de dormir: bain chaud, chaise de massage et méditation ou lecture), et je fais de la méditation quotidiennement depuis 3 semaines. J'ai aussi diminué mon temps de travail (j'ai la chance de pouvoir bénéficier de ce luxe), par la force des choses car je n'ai plus assez de forces pour être opérationnel au quotidien, et dans l'idée de diminuer mon stress au quotidien. Concernant la TCC, celle-ci agira-t-elle seulement sur le facteur psycho-somatique, ou peut-être aussi sur le facteur physiologique ?

- Concernant la prise de somnifères, je ne sais plus quoi penser: est-ce que mes difficultés à dormir en essayant de l'arrêter étaient dues à une insomnie de rebond ? En d'autres termes, se peut-il que je sois déjà dépendant après à peine 3 semaines de prise ? Est-ce que mes symptômes qui ont suivi le premier arrêt (irritabilité, quasi-évanouissements), et les symptômes que j'ai en prenant maintenant ma dose un jour sur deux (anxiété le jour sans) sont le fruit de cette dépendance ? Les effets secondaires désagréables que je ressens peuvent-ils devenir permanents, ou est-ce qu'ils s'interrompront de toute manière à l'arrêt du médicament ? Concernant l'arrêt, faut-il que j'essaie à nouveau d'ici janvier, ou est-ce que je devrais continuer à le prendre, sachant les effets secondaires occasionnés et les risques possibles ? Si l'arrêt est indiqué, quelle est la meilleure stratégie à suivre pour le sevrage ?

Voilà... Merci d'avance pour toute aide que vous pourrez m'apporter, pour n'importe lequel de ces points. J'essaie de rester optimiste en me disant que mes efforts vont dans la bonne direction et que je suis pris en charge rapidement, ce qui ne peut qu'aider le processus.


Dernière édition par TiBiUan le Jeu 4 Jan 2018 - 10:40, édité 1 fois
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val41



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MessageSujet: TCC   Mer 13 Déc 2017 - 10:16

Bonjour Tibiuan,
A la suite d'un sevrage médicamenteux il y a 6 mois, j'ai perdu le sommeil. Au début je n'avais même plus sommeil du tout, je faisais des nuits blanches ou des nuits de 3-4h et il fallait aller bosser. J'ai essayé les plantes, la ménatonine, rien n'y a fait.

Je suis actuellement une TCC et je trouve que tu as bien mis en place les actions qu'il faut faire :

-Se coucher et se lever à la meme heure tous les jours (meme les WE et les vacances...)
- Surtout pas de sieste c'est mortel
- Essaie de faire du sport le matin ou en début d'après midi, pas le soir
- Institue un rituel (c'est déja ce que tu fais) de coucher, un sas de décompression d'une heure avant d'aller au lit (par ex de la lecture, pas d'écran ni de télé)
- Si tu ne t'endors pas dans les 20 minutes, leves toi et retourne lire dans une autre piece que la chambre, le temps que tu sois somnolent après retourne te coucher. C'est très contraignant, parfois il faut se lever plusieurs fois...
- peut être peut tu réduire ton temps de sommeil par ex 23h30 - 6h30 pour que tu sois plus fatigué.

Pour les somnifères, j'en ai pris 6 semaines d'affilée (zolpidem) et j'ai arrêté progressivement. J'avais peur de devenir accro. Maintenant j'en prends occasionnellement quand je sens que l'endormissement ne vient vraiment pas et que j'ai une lourde journée qui m'attend).

J'en suis à la restriction de sommeil depuis 2 semaine (j'ai droit à 5h30 par nuit au lit coucher et lever tous les jours à la même heure). C'est très dur mais il parait que ça fonctionne pour 80% des gens.
Bon courage à toi,
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TiBiUan



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Mer 13 Déc 2017 - 10:46

Salut val41,

Merci beaucoup pour ta réponse et pour tes conseils !

Concernant la mélatonine, je suis aussi passé par là au début comme solution médicamenteuse 'light', et je n'ai jamais eu le sentiment que ça m'a aidé... Apparemment, elle peut avoir une réelle utilité sous une forme à action plus lente, et si elle est prise plusieurs heures avant le coucher, mais seulement dans les cas d'insomnie qui proviennent d'une baisse de production de mélatonine par le corps (ce qui arrive parfois chez les personnes âgées), pour permettre de remettre les cycles hormonaux en ordre. Il y a apparemment aussi des vertus hypnotiques légères après une trentaine de minutes de prise, mais rien qui ne m'ait jamais fait d'effet...

Pour la TCC, ça me donne beaucoup d'espoir de lire que ça marche dans une bonne fraction des cas, merci beaucoup de me préciser ça ! Il y a deux de tes conseils que je ne suis pas pour le moment et qui jouent probablement un rôle important dans l'entretien de mes insomnies: je reste beaucoup trop longtemps au lit (j'ai tout simplement peur de me sentir encore plus mal que maintenant en me levant plus tôt - et je me sens déjà tellement mal...), et je ne me lève pas non plus si je ne m'endors pas une fois au lit. Je suis conscient que ça fera partie des choses à changer pour la TCC (que je commencerai finalement le 8 janvier), je m'y prépare moralement. Je devine que mon cerveau a assimilé ces mauvais réflexes et que du coup, il faut lui apprendre à nouveau à dormir mieux sur une plage horaire plus courte, plutôt que par petites séquences sur 9 heures (avec un sommeil de mauvaise qualité et en plus, l'aspect psychologique qui empire le sentiment de ne pas dormir). Ce qui m'inquiète un peu, c'est que dans mon cas je ne sens jamais vraiment de 'somnolence' en soirée (peut-être en partie à cause des somnifères ?), et aussi, que je ne me suis jamais vraiment endormi 'par épuisement' dans ma vie jusqu'ici.

En ce qui concerne le somnifère, comment as-tu diminué les doses lorsque tu as arrêté ? Par quarts, par moins ? Pour le moment, je suis revenu à un demi comprimé d'Imovane tous les soirs. Apparemment, le sevrage peut se faire en même temps que la TCC elle-même. Je préfère éviter le risque d'insomnie de rebond jusque là, même si je dors toujours peu avec (ces dernières nuit, moins de 4 heures)...

Tiens-moi au courant de comment se passe la TCC pour toi ! Je souhaite que ça fonctionne, bon courage !

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MORPHEE
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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Mer 13 Déc 2017 - 12:07

Bravo à vous deux pour ces excellentes analyses de l'insomnie psychophysiologique (Tibiuan) et les modalités de sa prise en charge (Val41)! Vos messages sont très didactiques, et je n'ai plus qu'à en souligner quelques éléments:
Dans une TCC insomnie, on cherche en effet à augmenter la pression de sommeil (un des deux mécanismes qui sous-tendent le sommeil) afin de "forcer" l'endormissement. Il est probable que vous n'ayez pas besoin de dormir les 9 heures que vous passez au lit, surtout si on vous a identifié comme "court dormeur" (c'est à dire que vos besoins de sommeil sont physiologiquement plus réduits que ceux de la moyenne des gens). En attendant d'être encadré dans une réelle prise en charge (suivre les préconisations de la TCC n'est pas facile, et il est sans doute préférable de garder vos forces et votre motivation pour tout mettre en œuvre de façon efficace quand vous commencerez...), vous pouvez effectivement limiter le temps que vous passez au lit, ou en tout cas ne pas rester au lit quand vous ne dormez plus. Le piège est souvent de vouloir "rattraper du sommeil", mais c'est en réalité contreproductif car on accélère le cercle vicieux de l'insomnie, où plus on cherche à dormir moins on y arrive! C'est d'ailleurs exactement le paradoxe que vous décrivez s'être produit quand vous avez commencé à chercher des solutions pour votre sommeil...
Le deuxième mécanisme impliqué dans un sommeil normal est la rythmicité. Plus que la régularité de l'heure du coucher, c'est celle du lever qui garantit la meilleure amplitude de notre rythme veille sommeil et ainsi sa meilleure efficacité. En attendant janvier, repérez l'heure à laquelle vous êtes spontanément réveillé, et gardez-la la plus fixe possible... Cela ira d'ailleurs dans le même sens que la première préconisation...

Vous décrivez très bien le mélange des facteurs impliqués dans votre mauvais sommeil: une anxiété, une durée nécessaire de sommeil physiologiquement un peu plus courte, des habitudes ancrées qui renforcent et participent à "programmer" l'insomnie, autant d'éléments qui alimentent le cercle vicieux.
Les traitements médicamenteux visent en général à rompre ce cercle vicieux, ce qui les rend parfaitement justifiés, mais suppose qu'ils restent occasionnels. Comme une béquille que l'on peut lâcher peu à peu quand la rééducation nous fait retrouver l'usage d'une jambe cassée une fois le plâtre enlevé, vous pourrez diminuer vos hypnotiques. La seule recommandation est de procéder très progressivement, afin d'éviter les phénomènes de rebond au sevrage.

Enfin, un dernier conseil serait peut être de remplir un agenda de sommeil, cela vous donnera un aperçu des éléments de votre sommeil et sera également très utile au thérapeute TCC! Vous pouvez le télécharger sur notre site, en suivant le lien:
http://reseau-morphee.fr/wp-content/uploads/dlm_uploads/2016/04/Agenda2017.pdf

Et donnez nous des nouvelles de votre sommeil post TCC!


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TiBiUan



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Mer 13 Déc 2017 - 12:35

Cher Docteur Morphée,

Merci beaucoup pour votre réponse, qui me conforte dans mon analyse de la situation. Juste un détail qui n'était pas forcément clair dans mon premier message: je ne suis pas vraiment un 'court dormeur' physiologiquement parlant (dans le sens que 5 heures ne me suffisent pas à me sentir 'bien'; ce temps de sommeil 'maximal' provient de l'épisode dépressif que j'ai décrit plus haut).
Toutefois, il me faut clairement moins de 9 heures de sommeil, et 5 heures consécutives de sommeil réparateur seraient déjà fantastiques dans ma situation actuelle; je vais donc appliquer vos conseils de lever dès ce soir. Je comprends le double intérêt de 1) augmenter la fatigue une fois arrivé en soirée (car journée plus longue), et 2) commencer à casser en partie l'association "lit = ne pas dormir".
Je remplis à vrai dire déjà un agenda du sommeil depuis un mois, et à part deux nuits d'insomnie de rebond, je n'ai jamais subjectivement noté de sommeil passé 6 heures. Je pense donc partir sur une fenêtre au lit de 8 heures pour me mettre en bonnes conditions pour la TCC sans pour autant m'épuiser davantage avant son début: que dites-vous de [23:30-7:30] ?

Concernant la prise de somnifères, je prends bonne note que les effets que j'ai ressentis pouvaient effectivement être le fruit d'une insomnie de rebond (au moins en partie). Vu le premier changement que je vais opérer avec mon lever plus tôt, je pense en rester à un demi comprimé d'Imovane jusqu'en janvier, pour diminuer la dose progressivement ensuite dans le cadre de ma prise en charge.

Une dernière question que je me pose par rapport aux somnifères: est-ce que l'architecture du sommeil (la manière dont le cerveau s'endort, les mécanismes sous-jacents) est modifiée par ces composés, ou est-ce qu'ils agissent simplement comme 'aide', avec les mêmes mécanismes ? En d'autres termes: est-il possible que je constate une amélioration de mon sommeil induite par mes efforts 'comportementaux' en parallèle de la prise du somnifère, ou est-ce que les efforts de changement d'habitude ne se verront qu'une fois totalement sevré du médicament ?

Merci d'avance pour votre réponse ! Je compte bien vous tenir au courant du déroulement des prochains mois, en espérant de bonnes nouvelles.
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val41



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Mer 13 Déc 2017 - 15:23

Bonjour Tibuan,

Pour les somnifères (le zolpidem) je suis d'abord passée de 1 comprimé à 1/2 pendant 1 semaine. Ensuite j'ai coupé (aux ciseaux c'est plus pratique) ce 1/2 comprimé pour faire 1/4 de comprimé que j'ai pris une autre semaine. Ensuite j'ai arrêté, j'ai eu peut-être une petite insomnie de rebond quelques jours mais de toute façon je dormais si mal avant de prendre le zolpidem que ça n'a pas changé grand chose. (en gros, je dors une nuit de 2h, puis une de 8h (car crevée) et ensuite une de 3-4h etc... c'est un cercle vicieux. Ce qui a changé pour moi c'est mes vacances en septembre. Sans contrainte de lever j'ai pu m'endormir plus facilement, j'étais plus détendue, j'ai eu des nuits difficiles mais c'était différent. Comme quoi c'est psychologique tout ça...
En reprenant le travail l'anxiété de ne pas dormir est revenue...
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TiBiUan



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Mer 13 Déc 2017 - 15:58

Rebonjour val41 !

Merci beaucoup pour tes précisions ! Je verrai ce que me disent les spécialistes pour le sevrage; comme je prends un demi comprimé pour le moment, c'est certainement envisageable d'y aller par quarts, mais peut-être que psychologiquement ce serait plus facile en baissant plus graduellement. En tous les cas, le simple fait de ne plus souffrir des effets du médicament me fera beaucoup de bien je pense.

C'est intéressant ce que tu dis concernant les vacances: j'avais observé la même chose à vrai dire, en septembre: même si je continuais de dormir peu, je me sentais bien pendant la journée, pas du tout fatigué, j'ai pu faire énormément de sport sans problèmes... et après une fois revenu au travail, de nouveau la fatigue et les choses qui ont empiré. La qualité du sommeil était certainement meilleure là-bas... C'est aussi pour ça que j'ai décidé de diminuer mon temps de travail, comme je pense qu'il y avait clairement un facteur de stress. Après, c'est l'angoisse de ne pas dormir et ce cercle vicieux qui ont pris le relais... Comme tu dis, tout ça est très psychologique ! Mais c'est justement parce que c'est psychologique que la TCC a de bonnes chances de fonctionner pour nous, il faut le garder à l'esprit et se battre !
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val41



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Jeu 14 Déc 2017 - 8:40

Bonjour Tibuan !

Tu as bien raison de lever le pied sur le boulot. Si je pouvais j'aurais fait de même je pense que j'aurais mieux vécu le sevrage et les insomnies. Concernant les signaux de sommeil, tu dis que tu n'en a plus, je crois que c'est normal moi non plus je n'en avais plus du tout les 2 premiers mois du sevrage ! Je n'avais plus du tout sommeil, je pouvais veiller toute la nuit, à 4h j'étais encore bien en forme et le lendemain, après une nuit blanche, j'arrivais à faire ma journée (même si gros coup de pompe l'après midi). C'est donc à ce moment là que j'ai pris le Zolpidem tous les soirs pendant 6 semaines. Après, j'ai eu un soir un petit coup de pompe devant la télé, ce fut une victoire en soi, j'avais sommeil ! depuis que j'ai commencé la TCC je reconnais bien mes signaux de sommeil (je fais bien la différence entre fatigue et sommeil) et la restriction de sommeil commence à avoir des effets positifs, je m'endors bien mieux, mais j'ose à peine l'écrire...
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TiBiUan



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Jeu 14 Déc 2017 - 9:51

Salut val41,

C'est rassurant de lire que le manque des signaux de somnolence est aussi quelque chose qui t'est arrivé ! En fait, de temps en temps je baille pendant la journée quand même, mais ça reste bien rare. Il y a des jours où je me trimballe juste un énorme mal de tête la plupart du temps (ma réponse 'naturelle' à un gros manque de sommeil), et il y a des jours où j'ai un gros coup de pompe en fin d'après-midi qui me suit jusqu'au soir; vivement que cette thérapie commence ! Je vais rencontrer ma thérapeute lundi prochain pour préparer un peu le terrain, les choses avancent...

Je pense que dans mon cas, me passer de médicament pour dormir m'aidera déjà énormément, car ça ne loupe pas, je sens des sensations bizarres induites par ça tous les jours ou presque, entre fin de matinée et fin d'après-midi. D'un autre côté, je viens d'enchaîner deux semaines avec une moitié de nuits blanches, alors quelques heures de sommeil prises par nuit sont importantes pour reprendre au moins quelques forces. La nuit passée par exemple, j'ai quand même pu dormir au moins 4 heures, dont trois de suite en début de nuit.

C'est génial que tu sentes des effets de la TCC ! Maintenant il faut juste tenir le coup, continuer d'appliquer les consignes sans trop y penser, et continuer dans un cercle qui ne sera plus vicieux, mais vertueux. Je pense que si tu sens des améliorations, c'est que tu es réceptive à la méthode, ce qui est déjà une excellente nouvelle !
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val41



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Jeu 14 Déc 2017 - 10:40

Salut Tibuan !
Oui c'est très positif je pense. Le somnifère nous permet de récupérer un peu (mois j'en était arrivée à un point de fatigue pas possible, il m'a bien aidé) mais le sommeil n'est pas le même je trouve, et le matin j'étais dans le gaz jusqu'à midi... Ne t'inquiètes pas pour l'arrêt du somnifère tu ne l'as pas pris longtemps, ça va aller.
Pour la TCC le seul truc que je n'arrive pas à faire, c'est ne plus prendre mon petit dej au lit (LOL c'est ma petite faiblesse !!) mais je fais en sorte que ça aille vite Very Happy
Je n'aurais pas cru que le sevrage d'un médoc pouvait entraîner de pareilles conséquences, sur la notice il y avait écrit "syndrome de sevrage à l'arrêt du traitement" sans plus de précisions ...
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TiBiUan



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Jeu 14 Déc 2017 - 12:44

Salut val41,

Oui, le sommeil est différent sous somnifères, même s'il me semble que les variantes 'dernière génération' (Zolpidem, Zopiclone...) se targuent d'être plus proches de vrais cycles de sommeil. Je pense que ce sera surtout dur d'arrêter car j'ai vu les effets que ça peut faire si c'est fait trop vite (en somme, j'aurai peur), mais si je suis bien encadré ça devrait être possible sans en arriver là heureusement !

Oui, c'est incroyable que les effets puissent être si forts, mais quand on y pense, l'organisme (le cerveau en tête) s'habitue à recevoir sa dose de médicament tous les jours, et je pense que certaines choses se modifient un peu dans son fonctionnement en utilisant cette ressource supplémentaire. Du coup, si tu retires cet ingrédient d'un coup, il y a beaucoup de choses qui se dérèglent complètement, et une longue période de réadaptation est nécessaire (mais même là, ça finit par revenir; c'est bien pour ça que le syndrome de sevrage n'est pas permanent et que le sommeil revient quand même après plusieurs jours). L'anxiété, l'agitation, ce sont des réponses qui dénotent le manque (du médicament, devenu ressource utilisée pour fonctionner). Si l'arrêt est plus progressif, le cerveau se réhabitue à faire sans petit à petit, et les impacts négatifs restent bien plus limités (de petites vagues plutôt qu'une tempête, en somme). En tout cas, c'est comme ça que je vois les choses, peut-être que les spécialistes pourront confirmer ?

Pour ta TCC, je pense qu'un petit écart comme celui que tu fais ne changera pas grand chose; si ça se trouve, le bien-être que ça te procure fait même plus de bien que si tu devais volontairement t'en passer (et donc penser davantage au fait que tu dois changer des choses, et donc que tu as un problème, et retour dans le cercle vicieux). Mais encore une fois je ne suis pas un spécialiste, alors je ne sais pas vraiment... L'essentiel c'est que ça donne des résultats et que tu le voies !
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val41



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Jeu 14 Déc 2017 - 15:29

Oui, le cerveau s'habitue à cette nouvelle substance et après il faut le rééduquer à fonctionner sans !
En fait le médicament que je prenais en traitement de fond de la migraine était un excellent somnifère... Je dormais sans problèmes 8-9h avec, et je pensais que j'était une grosse dormeuse, en fait c'était le médoc qui me faisait dormir. En ce moment je fonctionne avec 5h30 de sommeil maxi et je ne suis pas hyper fatiguée, j'ai juste des coups de pompe et je ne peux pas me poser quelque part 1/4 d'heure '(ex dans un canapé bien au chaud...) sinon je m'endors !
ce qui est dommage c'est que j'ai du arrêter brutalement (il n'y en avait plus en pharmacie) pour toi pas de problème tu vas pouvoir arrêter progressivement le somnifère.
J'en veux énormément à Sanofi de ne pas avoir prévenu les médecins et les pharmaciens de la prochaine pénurie.

J'ai enduré un syndrome de sevrage assez affreux, outre le sommeil, je suis en dépression, (à cause du sevrage) au début j'avais des crises d'angoisse pas possibles et de l'anxiété. Tout était un problème, je ne me reconnaissais plus !

Maintenant si j'arrive à régler les insomnies je suis sur la bonne voie !
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TiBiUan



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Jeu 14 Déc 2017 - 16:21

Je te comprends totalement, ça me semble vraiment incompréhensible et dangereux d'avoir stoppé la production d'un médicament avec risque de dépendance comme ça... Oui, j'ai ressenti exactement la même chose (angoisse, anxiété) quand j'ai abruptement stoppé ma prise, même pour un jour; ça restait dans des proportions pas trop déraisonnables, certainement rien à voir avec ce que tu as vécu, mais mes amis et ma famille voyaient clairement une différence dans mon attitude, et moi aussi je dois dire.

Est-ce que j'ose te demander comment la dépression a commencé exactement ? Tu étais démoralisée par ton état moral (ne plus te reconnaître, comme tu dis) et par la situation, et du coup ça l'a déclenchée ? J'ai très peur que ça m'arrive je dois dire, surtout en ayant vécu un burnout il y a peu de temps... mais pour le moment, je tiens le coup, car je me dis que les choses sont sur la bonne voie.
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val41



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Ven 15 Déc 2017 - 8:41

Bonjour Tibuan,
La dépression que je fais est principalement due à mes insomnies d'après mon médecin. Mais aussi je pense au sevrage vu que j'ai pris le médoc 4 ans, c'est énorme... Quand tu fais un syndrome de sevrage il n'est pas rare d'avoir un épisode de dépression. Je prends de la Miansérine 30, c'est efficace, je suis bien plus détendue et j'ai retrouvé le gout de sortir, de faire des choses... Le seul problème c'est que la Miansérine te donne très faim donc je me bas aussi pour ne pas prendre trop de poids Shocked
Mais bon je règle chaque chose à la fois, d'abord les insomnies, c'est la priorité, ensuite on verra pour le reste !
La grâce à la TCC j'en suis à 6 nuits consécutives de 5h30 par nuit, ça ne m'est pas arrivé depuis le mois de juillet ! Je suis donc hyper motivée pour continuer !!
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TiBiUan



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Ven 15 Déc 2017 - 10:28

Salut val41,

Fantastique de voir de si bons résultats avec la TCC !!! Passé 5 heures de sommeil, je trouve qu'on peut fonctionner au quotidien sans que ce soit 'douloureux' (juste bien crevé), en tout cas pour moi. Depuis combien de temps l'appliques-tu déjà (i.e., combien de semaine ont été nécessaires pour arriver à une telle stabilité) ?

Ici, je poursuis avec un demi somnifère le soir: ces derniers jours, les effets indésirables étaient particulièrement présents, mais par contre ma plage de sommeil continu (qui était passée à même pas 3 heures, peut-être à cause de l'angoisse de la situation ou du schéma un peu chaotique de ma prise de somnifères) augmente de nouveau: presque 5 heures la nuit passée. Ce serait idéal de garder ça sur le mois de décembre, histoire de récupérer quelques forces !
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val41



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Ven 15 Déc 2017 - 14:43

Super Tibuan !
J'applique la restriction de sommeil depuis 2 semaines. J'ai eu des résultats dès la 2e semaine, mais c'est variable, il y a des personnes c'est au bout de quelques jours, d'autres au bout de 4 semaines. Je suis d'accord avec toi, 5 heures c'est ok pour assurer sa journée. C'est bien que tu réduise le somnifère, vas y progressivement, tu as quelque chose à prendre en relais (par ex de la valériane, de la passiflore...) ?
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TiBiUan



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Ven 15 Déc 2017 - 15:25

Merci beaucoup val41 ! Je verrai bien comment ça se passe pour moi, mais même des résultats au bout d'un mois, je prendrais. J'ai décidé qu'en attendant janvier, j'allais déjà commencer à diminuer ma prise de somnifère, mais très très progressivement, pour éviter les insomnies de rebond. Du coup j'y vais à la lime, et ça me laisse un comprimé qui doit faire quelque chose comme 3/8 (contre 1/2 jusqu'ici), voire un peu plus. Je garderai cette dose 4-5 jours, et si je dors encore dans les mêmes eaux, alors je baisserai à nouveau un peu. Idéalement, j'aimerais arriver à un quart de comprimé d'ici janvier, car c'est une dose à laquelle je me rappelle ne pas avoir senti d'effets secondaires. On croise les doigts...
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val41



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Lun 18 Déc 2017 - 15:25

Bonjour Tibuan,
Oui tu peux y aller à la lime, ce sera plus précis qu'aux ciseaux !!
Tu te sens dépendre déjà des somnifères ?
Pour moi la dépendance était surtout psychologique, j'ai pu arrêter sans problème. Le soucis c'est qu'après ton insomnie revient... Mais avec la TCC que tu va commencer tu vas aller mieux !
Bon courage,
Valerie
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TiBiUan



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Lun 18 Déc 2017 - 20:04

Salut val41 !

Oui, je me sens clairement dépendre des somnifères. La meilleure preuve est le fait que lorsque j'avais essayé de stopper la prise net, j'ai directement eu des insomnies de rebond, en plus d'autres symptômes de type sevrage (anxiété intense). Je ne saurais dire si c'est physiologique ou psychologique, mais de toute manière, ça montre que je dois faire attention et y aller tranquillement.
Du coup, pour le moment je suis toujours à 3/8 de comprimé, et je vais garder cette dose jusqu'à faire des nuits régulières avec. Ensuite, je diminuerai à nouveau de la même fraction. Sur ces 3 dernières nuits, 2 plutôt mauvaises (endormissement très lent...) et une 'bonne' de 4-5 heures de sommeil, et il m'a semblé moins sentir d'effets secondaires dans la journée ! On verra ce que ça donne ces prochains jours, et de toute façon la TCC débute bientôt heureusement !

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val41



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Mer 20 Déc 2017 - 8:21

Salut Tibuan !
Je reprends le Zolpidem 1 nuit sur 2 car la je fais une rechute malgré la RTPL et ma fatigue intense, je ne parviens plus à m'endormir avant 2h - 2h30 et mon lever est fixé à 5h40 tu imagines...
C'est fou, j'avais quand même fait 8 bonnes nuits consécutives grace à la RTPL j'espère que ce n'est que passager...
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MORPHEE
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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Mer 20 Déc 2017 - 11:54

Bravo à tous les deux, votre soutien mutuel utilise des arguments très pertinents qui pourront servir à d'autres...

Je confirme que les hypnotiques "Z", qui sont spécifiquement dédiés au sommeil, viennent en effet modifier l'architecture du sommeil, quand bien même ce soit de façon moindre que pour d'autres psychotropes. Toutefois, les efforts comportementaux sont efficaces même parallèlement à un traitement médicamenteux. Celui-ci a pour objectif de restaurer ou maintenir la confiance qu'on a dans ses capacités à bien dormir, ce qui permet de mettre en œuvre les consignes préconisées. Une fois l'amélioration amorcée, le besoin de béquille médicamenteuse cède facilement.

C'est pourquoi il est tout à fait judicieux Val41 de reprendre votre Zolpidem dans une période de fragilité. Le traitement médicamenteux permet ainsi d'éviter le cercle vicieux "plus il faut que je dorme, moins j'y arrive" et garantit de récupérer de temps en temps après plusieurs mauvaises nuits. De plus la prise intermittente diminue le risque de sevrage.

Merci à TiBiUan pour vos explications sur le sevrage et pourquoi il doit être progressif, cela justifie tout à fait votre décision de l'amorcer avant de commencer votre TCC, (dont vous semblez d'ailleurs avoir commencé la partie de restructuration cognitive!). Effectivement utiliser la lime à ongle est une excellente façon d'aller progressivement, une autre consiste à alterner le rythme de la prise (un jour sur 2, puis un jour sur 3 puis 4), tout en respectant (comme vous décrivez le faire, un palier à chaque étape.

Enfin, vous décrivez très bien l'impact délétère de contraintes (devoir se lever en période de travail) ou des consignes trop strictes (renoncer au plaisir du petit déjeuner ;-) qui parfois s'avèrent plus négatives que bénéfiques: il s'agit alors de trouver le bon compromis et de s'approprier les fondements!

Bon courage, et tenez nous au courant!




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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Sam 23 Déc 2017 - 12:52

Bonjour Dr Morphée,

Merci beaucoup pour votre dernier message ! C'est très encourageant de lire que les efforts comportementaux paient même avec une prise parallèle de médicament. Une question supplémentaire au sujet de l'Imovane: vu les doses que je prends (moins d'un demi comprimé par soir) et la durée totale de prise (qui atteindra probablement entre 3 et 4 mois, avec une diminution progressive de la dose, selon les indications de ma thérapeute TCC), est-il possible que je conserve des séquelles sur le long terme ? Je pose la question après avoir lu par endroits sur le forum des descriptions de 'métaboliseurs lents' qui mettraient 10 ans à se remettre totalement d'un sevrage...

Et sinon, voici quelques nouvelles de ces derniers jours: je me sens heureusement un peu mieux durant la journée que précédemment, sans savoir dans quelle mesure c'est dû à ma légère diminution de somnifère, ou au fait que je ne fais plus de nuits 'blanches', mais au pire des nuits avec tout de même au moins 3 heures de sommeil consécutives. Je devine que le fait d'avoir retrouvé une certaine homéostasie métabolique (plutôt que de faire le yoyo entre somnifère et pas somnifère, je le prends à la même dose tous les soirs) aide en tous les cas.
Cela fait maintenant 8 jours que je suis à la même dose d'Imovane. Je planifie d'attendre encore quelques jours à cette dose, puis, si je conserve une plage de sommeil claire toutes les nuits (disons un minimum de 3 heures consécutives, plus un peu de sommeil éparpillé ailleurs la nuit), de diminuer à nouveau de manière similaire à la dernière fois. Je garderai ensuite cette nouvelle dose réduite (qui me rapprochera grandement du quart de comprimé) jusque début janvier et le début de la TCC en tant que telle.

En parallèle, mes efforts majeurs de ces derniers jours portent sur l'anxiété: en plus de poursuivre méditation, respiration (cohérence cardiaque) et autres activités relaxantes tous les soirs, je me force à être plus actif le jour: voir mes amis, mes collègues, reprendre un peu plus le travail, faire du sport ou des activités ludiques. Ce faisant, je pense moins au sommeil.
Il y a 2 semaines, je faisais moins de choses et je tournais en rond chez moi en pensant tout le temps à mes insomnies. Je m'imaginais souvent mourir de ça, ne jamais réussir à sortir de la spirale des médicaments, ne plus jamais pouvoir être heureux. Je lisais constamment sur le sujet, en particulier des messages effrayants sur divers forums... alors que maintenant j'ai un point de vue beaucoup plus optimiste: je planifie de belles activités pour le printemps prochain car je me dis que je serai remis d'ici là et que je pourrai pleinement en profiter; je me répète que les choses s'améliorent, que mes doses de médicament diminuent et que je dors un peu toutes les nuits; chaque fois que je prends du plaisir à faire quelque chose en journée, je me fais la remarque que oui, ça m'arrive encore, que je ne suis pas un zombie apathique ayant perdu le goût de l'existence, mais un être humain dans une phase de reconstruction provisoire, sur la voie du rétablissement.

Le défi de la fin d'année à venir pour moi sera, en parallèle à ces changements qui vont dans la bonne direction, de véritablement travailler sur le chantier des horaires de sommeil... car de ce côté-là, je suis encore très mauvais. Ces derniers jours, même si je suis toujours allé dormir à la même heure (environ minuit), je me suis levé entre 9 et 11 heures chaque matin, alors que d'après mon agenda du sommeil, je ne dors pourtant jamais passé 7 heures. C'est clair qu'en me levant plus tôt, à la même heure, et en me forçant à être actif dès le réveil, je recalerais davantage mon organisme, je me fatiguerais plus et je ferais déjà un premier pas vers une meilleure efficacité du sommeil, ce qui rendra cet aspect de la TCC (certainement encore plus drastique) plus facile à mettre en application. Du coup, je vais tenter la stratégie du réveil placé loin du lit, pour me forcer à me lever quoiqu'il arrive...
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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Mer 3 Jan 2018 - 12:31

Un sevrage très progressif et bien maitrisé, une perspective décentrée de l'insomnie et plutôt tournée vers les améliorations, un entrainement régulier à la détente pour diminuer l'anxiété, et le projet de régulariser l'heure de lever, tous les ingrédients sont là pour bien démarrer 2018!
Félicitations pour ce début de meilleur sommeil et l'excellente restructuration amorcée, et on ne peut que vous renforcer dans votre décision de réduire le temps passé au lit. C'est déjà très bien d'avoir reculé votre heure de coucher mais la dizaine d'heures dédiées à votre sommeil est en effet trop importante, et génère probablement un effilochement de votre sommeil. Tout en gardant la même idée d'attendre le plus possible pour aller vous coucher (au moins de bien sentir la somnolence), fixez vous en effet une heure de lever qui puisse coïncider avec votre besoin de sommeil, et votre sommeil viendra nécessairement se concentrer dans la fenêtre impartie.
Et continuez à nous donner des nouvelles, votre témoignage est très précieux!

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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Jeu 4 Jan 2018 - 10:23

Bonjour Dr Morphée,

Si c'était aussi simple... Depuis mon dernier message, la suite du sevrage s'est malheureusement compliquée: la deuxième diminution (qui était pourtant faible; elle m'amenait à environ 80% du demi comprimé !) a donné lieu à des insomnies de rebond, ainsi qu'à d'autres symptômes: épuisement physique (énorme 'coup de barre'), courte phase dépressive, anxiété... Pour le moment, je reste du coup à un demi comprimé avec les deux coins légèrement rognés (peut-être 90% de la moitié entière en volume), mais moralement, c'est très difficile pour moi: je m'imagine qu'arrêter la prise va être terriblement complexe au vu des effets que je ressens, et j'ai peur d'en arriver à un stade où je ne pourrai pas faire autrement que d'en prendre davantage encore pour dormir. En parallèle, ces dernières nuits ont été vraiment mauvaises, ce qui n'arrange rien: même avec somnifère, je ne dépasse pas 2 à 3 heures consécutives de sommeil.

Le vif du sujet de ma TCC débute lundi prochain (mise en place probable de la RTPL, etc.); j'espère pouvoir faire des nuits plus convenables d'ici là pour arriver avec un minimum d'énergie. C'est un peu mon dernier espoir de m'en sortir sans devoir avoir recours à une solution médicamenteuse plus lourde. J'ai lu que dans 60% des cas, le sommeil revient entièrement, que dans 80% des cas il y a des résultats, et que dans 90% des cas le sevrage de somnifères peut se faire; ça me donne de l'espoir. Je serais déjà vraiment soulagé de pouvoir enchaîner ne serait-ce que des nuits naturelles de 4 heures.

Dr Morphée, que me conseillez-vous par rapport à ma prise de somnifères ? Rester à ma dose actuelle ? Monter la dose pour dormir davantage et reprendre des forces, mais avec le problème de partir de plus loin pour le sevrage ? Par ailleurs, une question supplémentaire: le sevrage médicamenteux se fait-il pendant, ou après la TCC elle-même ?

Merci d'avance pour vos réponses !

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Youyou



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MessageSujet: Re: Insomnie physiologique et psycho-somatique   Jeu 4 Jan 2018 - 10:45

Bonjour,

Vous semblez vivre une expérience similaire à celle de ma compagne, et je souhaiterai simplement savoir si vous ressentez la fatigue ou la somnolence en journée et si oui quels en sont les signes selon vous ? Yeux qui piquent, bâillements, etc... ? Merci
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