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 Insomnie psychophysiologique

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AuteurMessage
Nina09



Nombre de messages : 2
Date d'inscription : 30/11/2017

MessageSujet: Insomnie psychophysiologique    Jeu 30 Nov 2017 - 2:48

Bonsoir tout le monde, bonsoir Dr Morphee
C est la première fois que je poste un message sur ce forum que je consulte depuis 3 ans déjà et qui m a aidé à réduire mes angoisses relatives a mon sommeil.
Voici mon problème.
Il y a trois ans suite à une grosse dépression, j ai totalement perdu le sommeil. J ai enchaîné deux nuits totalement blanches et, suiteà cela , l angoisse de ne plus dormir est apparue et le cercle vicieux s est enclenché. J ai développé une véritable phobie de ne pas dormir qui m obsedait toute la journée et rendait mes nuits abominables. Je me suis résolue à me faire prescrire des somnifères (stilnox) par mon médecin et en ai pris quotidiennement jusqu'à il y a trois mois.J ai totalement perduconfiance en mon sommeil , persuadée que mon corpsne savait plus dormir. Je me couchais la peur au ventre, très angoissée et inlassablement les mêmes pensées revenaient en boucle:il faut que je dorme , je ne serais pas capable d assurer demain, c est horrible... et ne trouvais le sommeil que vers 4h ou 5h du matin, assommée par les cachets. J'ai très mal vécu le fait de devoir en prendre , étant très rétive à l utilisation de médicaments mais je nz pouvais faire autrement . Depuis , la dépression est terminée , je me sens bien psychologiquement depuis deux ans, mais l insomnie est restée. Quelque chose en moi ne veut pas lâcher prise, par peur de perdre le contrôle certainement. C est comme si je me surveillais en train de m endormir. Impossible de desaprendre ce mécanisme qui s est enclenché en moi . Avant cet épisode dépressif je dormais très bien, partout, sans me soucier de mon sommeil. Il y a trois mois, j ai arrêté le stilnox dont je ne prenais plus qu un quart, pour passer au donormyl que je jugeais un peu moins fort. Le fait qu' un demi donormyl me fasse passer de bonnes nuit de 8h m a rassuree , car durant ma dépression ce médicament ne me faisait absolument aucun effet. J y ai vu une amélioration etme suis jurée de ne plus retoucher au stilnox. Depuis, mes nuits sont très aléatoires. J ai réussi il y a deux mois à passer une semaine entière sans prendre de cachet et j arrivais a dormir 7-8h par nuit. Une renaissance ! Je voyais tout en rose, tout était beau car mon unique problème dans ma vie était cette insomnie. Seulement voilà , il a suffit d une nuit difficile pour que je replonge dans le cercle vicieux . Il y a des nuits ou je m endors assez facilement, avec un demi donormyl , parfois un quart, voire rien du tout , comme hier soir. Et voilà , cette nuit , l angoisse à ressurgi et impossible de fermer l oeil. C est comme si quelque chose ne voulait pas lâcher prise en moi. Jz suis très angoissée et desespere de ne jamais m en sortir. Sans ce problème d insomnie ma vie serait parfaite. J ai un compagnon génial que j aime et qui est très compréhensif , mais j ai très peur que mon problème ne gâche ma relation car parfois l angoisse me rend tendue et renfrognee. Nous envisageons d avoir un enfant l an prochain et je me met une pression énorme en me disant qu' avec un bébé , mon sommeil déjà très fragile risquerait de se perdre définitivement. J aspire à plein de projets et developpe une véritable obsession à l idée que mon insomnie ne vienne tout gâcher. Pour avoir connu des périodes ou je pouvais tenir 72h sans arriver à dormir une minute, j en suis ressortie traumatisée en me disant que cela ne guerirait jamais.
J ai besoin d un peu de réconfort et d encouragement :
- la qualité du sommeil est elle réversible ? Avez vous ru connaissance de personnes qui se.sont sorties de l insomnie psychophysiologique?
- le corps finit il toujours par s endormir ?
- peut on retrouver lz sommeil même après plusieurs années passées sans dormir ?
- le blocage créé par la phobie de ne pas dormir peut il disparaître ?
J ai besoin d un message réconfortant sur des expérience positives que je pourrais lire les nuits de forte angoisse.
C est très dur et j ai pensé de nombreuses fois en finir a cause de ce problème. Je précise que mon blocage est uniquement centré sur l endormissement, qui m.est très difficile. Une fois endormie je ne me réveille pas ou peu.
Merci d avance pour vos messages , je suis un peu désespérée...
Bonne nuit ☺
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Nina09



Nombre de messages : 2
Date d'inscription : 30/11/2017

MessageSujet: Re: Insomnie psychophysiologique    Sam 2 Déc 2017 - 19:21

Personne pour me répondre ou témoigner ? J avoue que cela me serait d une grande aide ☺
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MORPHEE
Modérateur


Nombre de messages : 14794
Date d'inscription : 29/11/2005

MessageSujet: Re: Insomnie psychophysiologique    Mar 5 Déc 2017 - 13:30

Bien sûr, l'insomnie n'est pas une fatalité!
Il est tout à fait classique de ne pas voir d'issue quand on est insomniaque, et c'est précisément cette appréhension qui vient maintenir la difficulté du sommeil... Plus on a peur de ne pas dormir, et son corolaire plus on cherche fort à dormir, plus on s'éloigne de l'état d'abandon qui est justement indispensable pour s'endormir...
Le simple fait que votre difficulté se limite (!) à l'endormissement montre bien que votre corps sait très bien s'endormir en l'absence de telles pensées dites dysfonctionnelles (car elles vont à l'encontre de l'endormissement). En effet on se réveille (sans en avoir nécessairement conscience) plusieurs fois par nuit, et manifestement vous vous rendormez sans problème...
Donc oui, on peut voir l'insomnie s'amenuiser, et la confiance dans ses propres capacités à dormir peut revenir et s'affermir avec le temps. On n'est certes jamais à l'abri d'un fléchissement de cette confiance, comme vous venez de l'expérimenter. Pour cela, remplissez un agenda de sommeil, il vous permettra de visualiser les bonnes nuits des bonnes périodes, ce qui vous rassurera après une nuit plus difficile. Ce genre de mauvaise nuit survient en fait chez tout le monde, mais on ne s'en inquiète pas. Ce n'est que si on a déjà expérimenté l'insomnie, que cela vient détruire alors la confiance patiemment restaurée.
Relisez les différents posts pour suivre les conseils comportementaux, que vous retrouverez d'ailleurs sur notre site, en suivant le lien:
http://reseau-morphee.fr/le-sommeil-et-ses-troubles-informations/insomnies-apnees/insomniaque/retrouver-sommeil
Le retour d'expérience des anciens insomniaques (qui ont le courage et la gentillesse de revenir sur le forum donner des nouvelles pour les autres) est tout à fait rassurant!

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Plexone



Nombre de messages : 3
Date d'inscription : 06/04/2017

MessageSujet: Re: Insomnie psychophysiologique    Dim 17 Déc 2017 - 18:32

Bonjour Nina, je ne sais pas si vous venez encore ici car votre post remonte à quelques jours, lors de la lecture de vos péripéties, je m’en suis voulu de ne pas être passé sur ce forum avant car la description faite ici correspond parfaitement à mes ressentis lors de ces périodes compliquées. J’ai déjà posté ici sur ce sujet à l’époque où ma première phase d’insomnie psychophysiologique est arrivée et je dois exposer à peu près les mêmes craintes que vous. Le même langage et le même désespoir-, alors je vais me contenter de répondre aux questions les plus préoccupantes.

OUI on peut s’en sortir, d’ailleurs, on s’en sort toujours, ça n’est qu’une question de temps. Le sommeil est naturel et inscrit dans la nature même de notre corps, de nos habitudes. Le corps sait dormir et, à un moment où un autre, il reprend ses droits en chassant les anxiétés même les plus brutes. Je me suis vu m’endormir avec le cœur battant à 1000 à l’heure, en sueur, au bord des larmes, à bout de nerfs, après une série de nuits plus ou moins blanches, bordées de somnolence. La crainte de ne plus jamais dormir est totalement factice, et entraîne d’elle-même cette difficulté qui la renforce : le fameux cercle vicieux.

Mais ce cercle se brise, d’une façon ou d’une autre, le tout, c’est de le savoir. « Je n’arrive pas à dormir maintenant ? Tant pis, ce manque sommeil sera un poids en plus pour le prochain couché », il faut savoir positiver, relativiser, cette crainte infondée va vite être chassée par le sommeil lui-même.

Évidemment, tous les conseils sur l’hygiène de sommeil à tenir énumérés ici par MORPHÉE sont indispensables pour favoriser l’arrivée naturelle de l’endormissement qui ne demande qu’à venir. Il faut juste lui ouvrir un peu le chemin. Wink

Cette sorte d’insomnie est très épuisante moralement, car elle crée des peurs croissantes, dès questionnements, l’idée de ne plus s’endormir est présente constamment, mais c’est aussi une de celles qui, je pense, est la plus simple à soigner, endiguer car une fois cette phase de l’endormissement passée, le corps se rappelle qu’il sait dormir.

Courage. Positiver, relativiser, se relaxer, suivre une hygiène de sommeil structurée, laisser son corps faire le reste. Tout ira bien.
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MORPHEE
Modérateur


Nombre de messages : 14794
Date d'inscription : 29/11/2005

MessageSujet: Re: Insomnie psychophysiologique    Mer 20 Déc 2017 - 13:20

Un très grand merci à Plexone pour cette excellente réponse qui résume parfaitement la prise en charge de l'insomnie. Briser le cercle vicieux tout en adoptant des comportements favorables au sommeil...
Toute la difficulté est bien d'introduire une rupture dans le fameux cercle vicieux, et il est précieux d'avoir l'expérience d'anciens insomniaques. Car c'est un véritable paradoxe de DEVOIR ne plus se préoccuper de son sommeil, ou autrement dit de se forcer à être détendu... Sans compter que les conséquences de nuits d'insomnie répétées, n'aident pas à se sentir détaché du problème et génèrent des crispations et précautions aussi légitimes qu'elles sont néfastes pour le rythme veille sommeil...
C'est d'ailleurs toute la pertinence d'un traitement médicamenteux: venir interrompre le cercle vicieux en permettant de dormir même un peu, mais à coup sûr...
Je souligne un élément qui me semble extrêmement précieux: la crainte de ne plus jamais dormir est erronée (en plus du fait qu'elle participe à maintenir le cercle vicieux). A se répéter en boucle...

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MessageSujet: pensées ?   Lun 5 Fév 2018 - 17:04

Bonjour Plexone, vous arrivez à ne plus penser au sommeil actuellement ?
Merci !
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