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 Des insomnies à 20 ans

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Thp Arnaud



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MessageSujet: Des insomnies à 20 ans   Lun 24 Fév 2014 - 22:09

Bonsoir,

Avant toute chose, je tiens à remercier toutes les personnes qui composent et qui travaillent pour le Réseau Morphée. Le site est bien fait & les explications qu'on y trouve sont rassurantes, tout comme ce forum a l'air d'être intéressant.
Voilà, ça c'est fait.

Je m'appelle Théophile Arnaud, j'ai 21 ans, je vis à Marseille, je suis étudiant en Droit, et ça fait maintenant presque 1 an que j'ai un rythme de sommeil complètement inexistant. Je dis inexistant, parce que j'ai précisément l'impression que tous les mécanismes de mon corps qui régulaient mon sommeil jusqu'alors ont disparus.
Il y a des nuits où je dors bien (mais elles sont rares !), des nuits où je dors très mal (et qui sont encore trop fréquentes même si il y en a moins qu'au début), et des périodes un peu entre les deux, où je dors bizarrement mais où j'arrive quand même à mener une existence convenable.

Pour moi, tout a commencé l'année dernière, quelques semaines avant mes examens, donc dans une période cruciale.
C'était la fin des cours, et par principe, j'ai décidé que j'allais plus profiter de la vie et moins dormir. Je faisais donc des nuits très courtes, de 5 heures voir moins, et le matin, je n'était pas bon à grand chose. Je crois, soit dit en passant, que je risque de regretter cette erreur longtemps dans ma vie.
Petit à petit, les choses ont commencées à devenir plus dures : j'ai commencé à avoir un sommeil anxieux. Le matin en me levant, toujours cette sensation de n'avoir pas bien dormi, de ne pas m'être vraiment reposé, de ne pas être partant pour la journée...
Et là, ce fût la spirale infernale. Des difficultés à m'endormir apparaissent. Je met 1 heure, 2 heures, 3 heures, parfois plus.
Et même quand je m'endors, je dors mal. Sommeil anxieux. Je découvre le donormyl : il m'arrive d'en prendre 2 et demi sans mieux réussir à dormir. Les journées deviennent horrible. Je n'ai plus d'énergie, mon cerveau fonctionne à moitié. Je ne peux plus être sociable, voir les gens dans cet état là devient insupportable. Mes capacités intellectuelles s'en vont, ma mémoire se fait la malle. J'oublie les articles du Code civil, je ne retient pas ce que me dit ma mère, j'oublie ce que moi-même je lui ai dit, je zappe des rendez-vous...
A partir de là, c'est partit... je découvre l'insomnie nocturne.
Je pense énormément. Je cogite, pense à énormément de choses. Je suis particulièrement anxieux : je pense surtout à des choses qui m'énervent, mais aussi à beaucoup de choses qui m'intéressent. Problèmes de société, éducation, études, amis, tout y passe... rêveries amoureuses aussi. J'en arrive à établir des théories qui, pour certaines, vaudraient sûrement le coup d'oeil, mais j'oublie tout, et je ne note rien. Tant pis.

Puis, arrivent les vacances d'été. Je pars en vacances en Ecosse avec un ami, et, malgré ma peur de ne pas pouvoir en profiter, ce seront des vacances formidables, et j'ai le droit de retrouver un sommeil de bébé pendant 1 mois.
30 jours, ni plus ni moins. Pendant cette période, je me suis vraiment reposé et j'ai pu profiter de mes vacances au mieux.
Mais à peine parti d'Ecosse, à peine revenu en terre française... déjà tout est foutu en l'air.
Les premières crises d'insomnies sont horribles. Alors, comme mes parents ne sont pas là, je fais n'importe quoi.
Je me couche entre 3 et 6 heures du matin, et ne me lève jamais avant 12-13 heures, parfois 14 heures ou même plus tard.
Mais coup de chance, mon sommeil est bon ! Je n'ai pas à me plaindre.
Puis, c'est la fin des vacances, il va falloir se remettre d'aplomb.
Et l'emploi du temps pour ma L3 ne s'annonce pas facile : je commence tous les jours à 8 heures, sauf un jours à 11 heures...

Le commencement de l'année universitaire sera tout simplement horrible. Je ne tiens même pas une semaine : après 3 jours à m'être levé à 7 heures, c'est déjà fini pour moi. Je suis un zombie. Plus rien, plus la moindre énergie.
Mes parents, que j'ai pourtant mis au fait de mon problème, continuent de me forcer à me lever à 7 heures. Je ne tiens plus.
Le matin, au lieu d'aller en cours, je vais au parc à 1km de chez moi, où j'essaye de terminer ma nuit dans l'herbe. Il n'en ressort rien : je ne peux même pas faire de sieste... Ces moments là sont juste des moments où je continue de cogiter sans aucune détente, comme quelques heures plus tôt, quand j'étais dans mon lit à essayer de dormir.
Je ne sais plus quoi faire, je m'endors parfois à 6 heures du matin, cogiter ne m'apporte plus rien. Mes relations sociales se dégradent, je ne suis pas mes cours, et je ment à mes parents. C'est très simple, je pète les plombs.
Il est loin cet été où je dormais au moins correctement !

Puis, s'amorce le départ d'un long combat contre l'insomnie et le trouble du sommeil. J'en parle à ma mère, qui ne m'aidera pas vraiment, mais qui se montrera quand même compréhensive. J'essaye de comprendre, je me renseigne. Je vais aussi chez le médecin : il m'écoute 3 minutes, et il me prescrit du Xanax. Qu'il aille se faire foutre, je ne mangerai pas de ce truc pour drogué en manque. J'ai connu des moments difficiles étant plus jeune, et je ne veux jamais retourner vers ça. Je réprouve tout ce que mon corps réprouve.
Du coup, je me commence à me renseigner par moi même : je consulte Wikipédia, des forums, j'en parle à pas mal d'amis qui m'apportent leurs expériences, leurs explications, leurs conseils, toujours plus ou moins intéressants.
Je commence aussi à me connaître, à " sentir " les phases, les soirs où je vais bien dormir, ceux où ça ne sera pas possible, ceux où on ne sait pas trop. J'arrive aussi à sentir si je suis capable ou non de faire une sieste ; je commence à comprendre que certaines journées, il vaut mieux que je sois très actif, et que je ne pense à rien, même si ça reste toujours très difficile de bosser pour la fac quand on est dans un état diminué.
Je commence à comprendre que clairement, plus j'ai de contact humain dans la journée & plus je suis actif, plus tout se passe bien au moment de m'endormir. ça m'est arrivé 2 fois dans l'année, et à chaque fois que j'ai eu l'occasion de quitter Marseille pour voir des amis, je retrouve un sommeil sain.

Que faire ? Je ne suis pas médecin non plus... J'essaye de me cerner, de tout faire... Mais je reste énergétique le soir, et j'ai beaucoup de mal à " cerner " le moment où je suis fatigué & où mon corps réclame d'aller se reposer.
Quoi qu'il en soit, je crois que la question qui me taraude le plus depuis le commencement de tout cela, c'est " Comment déconnecter mon cerveau ? Comment arrêter de penser ? " J'en suis incapable...
Je me demande même si ça n'est pas la musique qui produirait certains effets sur mon cerveau, ou certains événements qui se produisent au cours de mes journées qui stimuleraient une certaine anxiété qui se réveillerait le soir. J'ai besoin d'un médecin, clairement. De quelqu'un qui s'y connaisse, d'un pro, d'une personne ayant fait des études et qui pourra cerner mon cas avec une méthode appropriée. Tout ce que je ne veux pas, c'est me soigner avec des produits comme le Xanax, qui me rendront certainement accroc et qui ne résoudront en rien mon cas. Je n'aime pas ce genre de produit dont tout démontre que le corps les réprouve. S'il y a un problème, autant le soigner en profondeur. J'ai 21 ans, et j'ai encore, je l'espère, du temps à vivre devant moi. Alors s'il faut s'attaquer sérieusement à ce problème, je suis prêt.
Mon état moral est tangent. J'ai fait hier soir ma 3ème crise de nerfs depuis le début des insomnies. J'ai l'impression, plus ou moins, de sombrer, et de m'enfoncer dans quelque chose qui risque d'être très mauvais, voir grave.

Bref, voilà mon histoire... Je me retrouve à étaler ma vie sur ce forum sans vraiment savoir pourquoi, je m'excuse si jamais je n'étais pas censé le faire, et j'espère que certaines personnes liront mon histoire, et que, peut-être, elles m'apporteront leurs conseils. J'ai décidé aujourd'hui d'appeler le Centre du sommeil de l'hôpital de la Timone, à Marseille. Ils étaient fermés, donc je rappellerai demain. J'ai eu les larmes aux yeux en pensant que j'allais enfin me retrouver face à un professionnel qui allait m'écouter et certainement prendre mon cas en main pour m'aider. J'ai une certaine appréhension...

Je souhaite une excellente soirée à tout ceux/celles qui auront lu ces messages, ainsi que tous vos problèmes puissent disparaître.


A très bientôt,

Théophile
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MORPHEE
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MessageSujet: Re: Des insomnies à 20 ans   Mar 25 Fév 2014 - 12:22

Vous avez tout à fait raison de chercher à consulter un spécialiste, car même si ce que vous décrivez est très classique, même si vous avez déjà repéré certains mécanismes, vous avez besoin d'être encadré dans votre prise en charge.

Le sommeil peut tout à fait être malmené pour différentes raisons (dans votre cas cette expérience de réduction de votre sommeil) et généré non pas des difficultés irréversibles, mais plutôt une perte de la confiance naturelle qui existe chez toutes les personnes qui ne se préoccupent pas de leur sommeil, et qui précisément permettent l'abandon et le relâchement requis pour l'endormissement. Une fois cette confiance perdue, il devient très difficile car contradictoire de retrouver artificiellement cet abandon...

Il existe également un conditionnement au mauvais sommeil, qui explique que dès que vous dormez ailleurs que dans la situation où s'est déclenché le problème, votre sommeil est plus facile, comme en Ecosse ou chez des amis.

Le fait de garder un éveil très "riche" (intellectuellement, physiquement, et émotionnellement), favorise également la bonne qualité de notre sommeil, ce qui n'est pas évident quand on se lève avec sur les épaules une chape de fatigue et d'exaspération de ne pas dormir...

Et autant d'éléments que vous décrivez qui permettent de rester très optimiste pour votre capacité à redormir!
Les thérapies comportementales et cognitives sont très efficaces sur ce type d'insomnie; dans votre cas apparaît également la difficulté d'un rythme décalés, il faudra alors jouer sur les synchroniseurs.
Vous trouverez déjà des explications sur notre site, en attendant votre rendez vous auprès d'un spécialiste, nécessaire à l'évaluation précise de vos difficultés.

Bon courage, et tenez-nous au courant!

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Thp Arnaud



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MessageSujet: Re: Des insomnies à 20 ans   Mar 25 Fév 2014 - 19:42

Merci pour votre réponse, Morphée Smile

J'ai essayé de rappeler le Centre du sommeil de Marseille aujourd'hui, mais je suis tombé sur de faux numéros, qui me redirigeaient vers d'autres services de l'hôpital. Je crois bien qu'il va falloir que je me déplace là bas...
Un grand merci pour votre soutient, votre présence. Je vous tiendrai au courant de toutes les évolutions prochaines.

Amicalement,

Théophile
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MORPHEE
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MessageSujet: Re: Des insomnies à 20 ans   Mer 26 Fév 2014 - 8:51

Vous trouverez les coordonnées des différents centres du sommeil en France sur le site de l'association "sommeil et santé", en suivant le lien:
http://www.sommeilsante.asso.fr/trouvez/trouv.html
Bon continuation!

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Thp Arnaud



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MessageSujet: Re: Des insomnies à 20 ans   Dim 16 Mar 2014 - 17:37

Bonjour Morphée Smile (et à toute autre personne ayant suivie ce sujet)

Alors voilà, j'ai pu voir un médecin à Marseille ce lundi.
Comme le résultat n'a pas été positif, je garderai une réserve sur son identité.
J'ai été très déçu, je pensais tomber sur une personne attentive et compréhensive, ainsi que professionnelle... Au lieu de ça, la personne qui m'a reçu ne semblait pas vraiment comprendre ce que je lui disait.
Je ne le savait pas avant, mais il s'agissait d'un neurologue, donc forcément, qui voit l'insomnie d'une certaine manière.
Tout ce que ce médecin a pu me dire, c'est qu'il faudrait " envisager, à l'occasion, une psychothérapie ".
Je ne sais pas si une psychothérapie s'envisage " à l'occasion ", mais personnellement, je ne crois pas avoir besoin de ça.
J'ai des problèmes psychologiques qui m'empêchent de dormir, mais peut être pas au point de devoir aller raconter ma vie pour me soulager de quoi que ce soit.
Bref, je suis ressorti au bout de 20 minutes, avec une ordonnance pour de la mélatonine...
Je suis déçu, d'autant qu'avant d'aller voir ce médecin, j'ai très bien dormi pendant quasiment 2 semaines.
Du coup, vu que je dors mal ces jours-ci, j'hésite à aller acheter la mélatonine. Il me faudra donc un autre médecin, ce qui est assez embêtant vu que celui-ci était relativement proche de chez moi et accessible dans des conditions de temps correctes.

Voilà, merci de ton soutien, Morphée, ainsi qu'à ce forum.

Amicales salutations
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MORPHEE
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MessageSujet: Re: Des insomnies à 20 ans   Mar 18 Mar 2014 - 11:45

Un autre médecin reste une alternative possible peut être à garder pour un second temps, dans la mesure où vous semblez avoir trouvé une piste pour améliorer votre sommeil.
En effet, le fait que vous ayez bien dormi pendant toute une période, semble montrer que le fait que vous ayez "pris en charge" votre sommeil en obtenant ce RV a manifestement suffi pour que vous retrouviez le confiance en vos capacités à bien dormir que j'évoquais précédemment. Il est donc probable que vous ayez reconditionné votre sommeil, c'est à dire retrouvé les conditions nécessaires à son bon déroulement.

La mélatonine va jouer sur votre horloge, en renforçant la sécrétion naturelle de cette hormone qui, tel un chef d'orchestre, lance nos différents rythmes au bon moment, et donc notre sommeil bien calé sur la période de nuit. Néanmoins, vous pouvez également renforcer cette horloge en utilisant les synchroniseurs naturels que sont la lumière (principal synchroniseur), l'activité physique (qui renforce la synchronisation interne en élevant notre température) et les activités régulières.
Ainsi, commencez par vous lever à une heure fixe tous les matins, exposez vous bien à la lumière dès la matin, et idéalement couplez avec une activité sportive (courir à l'extérieur ou faire du vélo serait parfait!), et inversment évitez la lumière des écrans le soir, qui retarde notre horloge.

L'autre point positif de votre rendez vous, c'est que toute pathologie organique a été éliminée, ce qui vous permet de vous concentrer sur les paramètres comportementaux. Ceux-ci sont en effet plus faciles à mettre en œuvre à l'aide d'un thérapeute cognitivo-comportemental qui connait le sommeil, mais peuvent aussi être appliqués avec l'aide d'un agenda de sommeil (téléchargeable sur notre site, en bas à droite de la page d'accueil).

Et vous restez bien sur libre de travailler vos difficultés psychologiques si et au moment où vous le souhaitez, dans la mesure où elles participent à votre mauvais sommeil, même si à une hauteur plus ou moins importante.

Bon courage et tenez nous au courant de l'évolution de votre sommeil.

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Thp Arnaud



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MessageSujet: Re: Des insomnies à 20 ans   Mar 18 Mar 2014 - 22:08

Bonsoir Morphée,

Je suis un peu alerté, car je viens de m'apercevoir, en me renseignant, que le CIRCADIN était prescrit uniquement chez les plus de 55 ans (Ici : http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/bien_dormir/articles/13328-melatonine-contre-insomnie.htm)
Du coup, est-ce que le médecin qui m'a prescrit ça est un furieux, ou est-ce normal ?
Sur l'ordonnance, il y a écrit :
" MELATONINE
1 gélule à 2 mg le en préparation magistrale
Q.S.P. 1 mois à renouveler 3 mois "

...
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MORPHEE
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MessageSujet: Re: Des insomnies à 20 ans   Mer 19 Mar 2014 - 10:19

La sécrétion naturelle de la mélatonine commence en début de nuit, est maximale vers 2 ou 3 heures du matin, et s'arrête en fin de nuit puisque la lumière bloque cette sécrétion. La mélatonine permet de synchroniser nos différents rythmes afin que chacun puisse fonctionner de façon optimale.

Avec les années, et les études ont montré un seuil significatif à 55 ans (n'en déplaise aux quinquagénaires!), on observe un émoussement de cette sécrétion naturelle, et le Circadin, qui est de la mélatonine en libération prolongée, permet de mimer et ainsi de se substituer à notre sécrétion endogène devenue insuffisante. Le Circadin est également prescrit aux personnes non voyantes, qui ne peuvent se servir de l'alternance du jour et de la nuit comme synchroniseur, ou chez les personnes ayant subi une exérèse de leur glande pinéale, celle qui sécrète la mélatonine.

Différente est l'indication de la mélatonine en libération immédiate (comme ce qui vous a été prescrit, en préparation par la pharmacie), dont l'objectif est de décaler en le boostant le début de la sécrétion naturelle. Ainsi, si vous prenez de la mélatonine en libération immédiate 1 ou 2 heures avant votre coucher, vous allez avancer votre sécrétion naturelle, et retrouver plus facilement cette propension au sommeil qui a été retardée par les différents paramètres de votre environnement: irrégularité d'horaires, exposition à la lumière des écrans tard le soir, etc...

La mélatonine ayant également un petit effet hypnotique, elle peut aider à initier le sommeil en plus de son rôle chronobiotique. Néanmoins, il reste que si vous préférez éviter la mélatonine, vous pouvez renforcer la bonne synchronisation de vos rythmes et/ou recaler la période de votre horloge en utilisant les synchroniseurs naturels: heure de lever fixes tous les jours même le week-end, activité physique et exposition à la lumière du jour le matin, et au contraire évitement des écrans le soir.

Bon courage, vous nous direz comment cela évolue.

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MessageSujet: Glande pinéale et zéolite    Mar 25 Mar 2014 - 23:41

Bonsoir Morphée

Alors voilà, après avoir fait quelques recherches sur la mélatonine, je suis arrivé sur la glande pinéale.
Cet organe du cerveau est également celui qui se charge des rêves ainsi que de la régulation du rythme et de l'horloge biologique (si j'ai bien compris). De même, il est souvent assimilé au 3ème œil humain dans les théories spirituelles orientales (œil de la connaissance de soi-même).
En faisant des recherches sur ce fameux organe, j'ai découvert qu'il avait tendance à " s'encrasser ", notamment sous l'effet de l'accumulation du calcium et des métaux lourds qu'il attire et ne peut rejeter.
En conséquence, je me trouve face à un questionnement (je n'ai strictement AUCUNES connaissances médicales, ni même sur le corps humain en général).

Est-il possible, selon vous, qu'un dysfonctionnement de la glande pinéale entraîne un mauvais sommeil ?
Et, si c'est le cas, est-il possible, toujours selon vous, qu'un dysfonctionnement de la glande pinéale soit du à une accumulation de métaux lourds dans le corps ?

Si c'est le cas, il serait peut être bon d'essayer de " nettoyer " cette glande pinéale pour qu'elle puisse de nouveau remplir pleinement son rôle. La zéolite est une substance qui remplit apparemment bien ce rôle : une cure permet de détoxifier le corps, en captant et en éliminant les métaux lourds.
Pensez vous que cela vaut la peine d'essayer ? Une " dose " de zéolite coûte environ 40 euros, mais je suis prêt à essayer, dans la mesure où a priori j'ai plutôt tout à gagner.
Et cela d'autant plus que comme je le précisais dans mon premier message, j'ai véritablement une sensation de déstructuration horaire, j'ai toujours (malgré des horaires de vie convenables) beaucoup de mal à sentir les moments où je dois aller me coucher, même si ces temps-ci, j'ai tendance à me réveiller naturellement le matin (aux alentours de 7h30).


Voilà, je suis donc un peu dans l'hésitation. Par ailleurs, j'ai commencé à remplir un agenda du sommeil depuis environ une semaine.

Bonne soirée Smile
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MORPHEE
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MessageSujet: Re: Des insomnies à 20 ans   Mer 26 Mar 2014 - 12:21

Il est de très bion augure que vous vous réveilliez de plus en plus spontanément à la même heure le matin. Vous allez progressivement apprendre à ressentir et prêter attention aux signes de somnolence, temps d' "ouverture des portes du sommeil" selon la jolie expression d'un somnologue, qui vous donnent le signal du coucher. L'entrainement aux techniques de relaxation (quel que soit l'outil ou le media que vous préférez) peut vous permettre de mieux ressentir encore cette bascule de l'endormissement, surtout si vous vous donnez cette consigne de vous entrainer à distance du coucher et de ne surtout pas vous endormir!

L'âge influe sur la sécrétion de mélatonine par la glande pinéale, mais les seuls cas de pinéale réellement déficiente à ma connaissance sont ceux de pinéalectomie (exérèse suite à une tumeur). Aucune étude connue en faveur de l'efficacité de la zéolite.

Je favoriserais plutôt les excellents synchroniseurs de l'horloge que vous avez mis en place, exposition à la lumière (idée géniale d'allier plaisir et hygiène de sommeil en allant réviser à la terrasse d'un café quand la météo le permet!) et activité physique régulière.

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MessageSujet: Re: Des insomnies à 20 ans   Mer 26 Mar 2014 - 21:40

Merci infiniment Morphée, votre professionnalisme vous honore.
Je m'en tiendrais donc, pour l'instant, à continuer d'essayer de " stimuler " mon horloge biologique avec vos conseils (si vous en avez d'autres, je suis preneur !) Smile

Cordiales salutations,


Théophile
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MessageSujet: Re: Des insomnies à 20 ans   Ven 4 Avr 2014 - 10:30

Bonjour Morphée,

Je viens faire en ce jour un petit bilan de mon sommeil récent depuis le début de la prise de mélatonine. D'abord, depuis la prise de l'hormone, j'ai pu constater différentes choses :
- Je m'endors beaucoup mieux, presque immédiatement. Mon sommeil est profond.
- Toutefois, je prenais une dose de 1,5 au départ, au moment de me coucher. Je suis passé à une dose de 0,75 que je prend environ 20 minutes avant de me coucher. En effet, j'ai l'impression qu'un léger effet excitant survient lors de la prise (accélération du rythme cardiaque, notamment.)
- Par ailleurs, même si mon sommeil est bon, je ne suis pas au " top ". En effet, je ne suis pas tout à fait certain que la prise de mélatonine m'aide à trouver mon rythme.
Avant d'en prendre, je me réveillais vers 7h30 tous les matins. Maintenant, je ne me réveille plus que vers 8h, en ayant un peu de mal à me lever (sensation d'avoir trop dormi, d'être " lourd ", comme lors des grasses matinées...)
- De même, je me réveille toutes les nuits aux alentours de 5 heures du matin (5h30, 5h10, et 4h55 ces trois dernières nuits).
Je me rendors immédiatement et sans difficulté, mais en prenant toujours une pilule de valériane.
Ce réveil ne me dérange absolument pas, mais j'aimerai savoir pourquoi est-ce que ça m'arrive.
3 raisons sont possibles :
- C'est mon " rythme " (je suis plutôt en forme à ce moment là).
- C'est juste parce que j'ai envie d'aller aux toilettes (je vais toujours uriner à ce moment là. Je bois des tisanes le soir).
- Une autre raison.

Du coup, je préférais quand même lorsque je me réveillais vers 7h30, c'est tout de même plus raisonnable.
Alors que j'avais l'impression de commencer à trouver mon rythme, notamment par un réveil matinal régulier, j'ai l'impression que ce rythme s'est estompé depuis que j'ai commencé à prendre de la mélatonine.
Que faire ? Comment " décaler " mon rythme ? En agissant sur l'heure du coucher ? (je me couche vers 23h-minuit).
De même, le médecin qui m'a prescrit la mélatonine ne m'a pas dit pendant combien de temps j'étais supposé la prendre (ou, si ça a été le cas, je ne m'en rappelle plus.)
Après, peut-être que tout cela est du au fait que je sois en période de révisions intense. Mes examens commencent dans 5 jours, mon cerveau doit être assez fatigué...


Je vous souhaite une bonne journée,

A bientôt
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MORPHEE
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MessageSujet: Re: Des insomnies à 20 ans   Ven 4 Avr 2014 - 16:01

Bravo tout d'abord pour cet endormissement redevenu facile, et suivi par un sommeil de qualité.

Cela signe le fait que vos horaires coïncident bien avec les besoins de votre organisme, et laisse donc penser que vous pourriez vous passer de la mélatonine à présent, puisqu'elle semble en effet modifier un fonctionnement qui vous convenait (et d'autant plus qu'elle peut être responsable de cette accélération cardiaque).
Il parait idéal que vous soyez suffisamment à l'écoute des signaux de votre organisme "c'est mon rythme" pour ajuster au mieux vos comportements, sans avoir besoin de traitement extérieur.
Pour information, la mélatonine se prend souvent par "cure" de 3 à 8 semaines, dans l'idée d'aider à retrouver le bon rythme...
Ainsi, fiez-vous à ce que vous savez efficace pour vous en fonction de votre typologie circadienne, et continuez à utiliser les synchroniseurs (activité physique qui élève la température et exposition à la lumière le matin), tout en gardant des horaires réguliers (même quand vos examens seront finis!) afin de renforcer cette bonne synchronisation.

C'est précisément cette régularité du lever qui vous a permis de "trouver votre rythme". C'est le lever que vous devez maintenir pour pouvoir vous endormir sans difficulté. Ainsi, conservez l'heure de lever qui vous convient, et attendez de ressentir les signes de somnolence pour aller vous coucher. La valériane est un hypnotique qui augmente le sommeil profond, mais celui ci vient plutôt en début de nuit. Si vous vous sentez en forme à cette heure là, levez-vous, vous avez peut être votre "compte" de sommeil!

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Des insomnies à 20 ans
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