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 Apprendre en dormant (Etude)

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Sleep'In' Awareness



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MessageSujet: Apprendre en dormant (Etude)   Lun 2 Sep 2013 - 18:24

Bonjour à tous,

petite présentation personnelle tout d'abord:
Homme, 31 ans, "travaille dans le milieu de la musique".

Je contacte le réseau Morphée afin de glaner quelques infos et précisions utiles qui, je l'espère, me serviront pour mettre sur pied ma petite étude.

L'étude en question a pour objet: le perfectionnement de mon "oreille" de musicien, c'est à dire, la reconnaissance des notes de musique avec plus de facilités, voire que cela devienne innée ( l'on peut toujours espérer!). Je souhaite donc créer une piste audio avec toutes les notes de musiques et leur dénomination respective, que je me ferai entendre pendant mon sommeil, et ce, de façon répétitive, jusqu'à mon lever.
Je suis persuadé que l'on peut apprendre des choses en dormant, que ce soit pour acquérir une base de connaissance "figée" (comme les notes de musique; personne ne viendra remettre en cause le système de notation et les valeurs fréquentielles des différentes notes; un LA 440Hz (La diapason) reste un LA partout où que l'on aille et a une fréquence de 440Hz). Je suis également convaincu que l'on peut reprendre et développer des programme lié à l'hypnose ( que je m'auto-pratique) et ainsi résoudre ou améliorer des problèmes d'ordre psychique et émotionnel; et donc ainsi guérir de dépression, retrouver une confiance en soi, et d'autres soucis de cet ordre. L'on pourrait aussi dériver ce process pour réviser avant un examen, par exemple... Je suis sûr qu'il y aurait beaucoup d'applications intéressantes à ce process.

Pourquoi faire un apprentissage laborieux pendant la période diurne, alors que l'on pourrait apprendre facilement pendant une période où l'on est hors du temps? Et donc, aucun stress lié à la capacité de retenir ou autre...

Voici comment je vois la "chose":
-Sachant qu'un cycle de sommeil est d'environ 90 min et que ce cycle comprend 5 phases (somnolence, sommeil léger, sommeil profond 1, sommeil profond 2, sommeil paradoxal)
-Sachant que le sommeil léger représente environ 50% du cycle, et que l'on est réceptif aux stimuli extérieurs
-Sachant que le sommeil paradoxal représente 20 à 25% du cycle, mais que celui-ci augmente au fur et à mesure des cycles. C'est aussi là que l'on fait les rêves.
(ce sont des infos prises sur le net, je souhaiterais avoir des retours pour confirmer ou infirmer ce qui présenté)
Je n'expose pas ici les différentes étapes d'activité des paupières, mais je pense que cela a un rôle majeur quant à nôtre réceptivité.

La grande question, la voici: comment je fais?

Je souhaiterais recevoir l'avis de professionnels, qui me guideront afin de bien définir quelle est la période du cycle la plus appropriée pour un apprentissage inconscient, quelles sont les durées des différentes étapes, et bien d'autres aspects que j'oublie par ma méconnaissance.

J'espère recevoir écho à cette demande

Merci d'avance.

Sleep'In' Awareness

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MORPHEE
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MessageSujet: Re: Apprendre en dormant (Etude)   Mar 3 Sep 2013 - 13:39

Les nuits se suivent mais ne se ressemblent pas!

Ce que vous décrivez de l'architecture du sommeil (les différents stades qui constituent les cycles de sommeil, les proportions respectives du sommeil profond et du sommeil paradoxal qui s'inversent au fur et à mesure qu'on avance dans la succession des cycles) est parfaitement juste, mais représente un modèle: il s'agit de la nuit d'une personne jeune, sans difficultés de sommeil, avec un rythme régulier et qui n'est pas en manque de sommeil, et ne se retrouve jamais dans la vraie vie à la minute près!

Même les adeptes de sport extrême, comme les navigateurs solitaires ou les "ultras fondus" qui doivent optimiser leur rythme veille sommeil, apprennent surtout à repérer les signes que leur envoie leur organisme pour bien connaitre leur sommeil et favoriser ainsi leur efficacité pendant l'éveil. Le sommeil reste un comportement, lié aux conditions de la situation.

On sait que le sommeil est très impliqué dans les apprentissages, mais pas tant pour acquérir de nouvelles connaissances de façon inconsciente que par les processus de mémorisation qu'il favorise. Ainsi des études ont montré que des apprentissages sont mieux "ancrés" quand ils sont suivis d'une période de sommeil.
Respecter la qualité de votre sommeil va vous permettre de renforcer les acquisitions et automatismes  -y compris inconscients- que vous aurez expérimentés dans la journée.
Les situations d'autohypnose que vous connaissez bien favorisent cette détente préalable au bon sommeil. En privilégiant le respect rigoureux des comportements favorables au bon sommeil, vous améliorerez certainement vos connaissances et la disponibilité de celles-ci. Vous trouverez tous nos conseils d'hygiène de sommeil sur notre site, en suivant le lien:   http://www.reseau-morphee.fr/le-sommeil-et-ses-troubles-informations/retrouver-sommeil

Mais en revanche respecter votre sommeil consiste entre autres à préserver le silence de façon à ne pas l'altérer ou l'alléger (le bruit peut empêcher ou retarder les stades de sommeil profond). Séparez les temps d' apprentissage et de sommeil, même si ce dernier vient renforcer le premier!
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MessageSujet: Re: Apprendre en dormant (Etude)   Mar 3 Sep 2013 - 14:25

Alors oui effectivement, j'ai oublié de souligner un point très important dans ma démarche!
Il est impératif de conserver une bonne "hygiène de sommeil", et c'est pourquoi sur un cycle entier, je n' envisage pas de faire du "bourrage de crâne" en continu.
Ce que je pensais, c'était élaborer une évolution en respectant toutes les phases d'un cycle.
Je m'explique:
-phase de somnolence: musique douce et relaxante permettant de rentrer dans un sommeil sain.
-phase de sommeil léger, profond et paradoxal, j'hésite encore, car je n'ai pas eu la réponse à ma question, mais je pense que c'est dans une ou plusieurs de ces phases que je pourrais incrémenter mes données.

Mais pour dégrossir le truc, c'est garder une hygiène de sommeil en diffusant de la musique douce ou de relaxation et utiliser 10 à 15 % du temps total du cycle pour y incorporer mes "bases de données". Faut-il encore que je place au bon endroit (sur la ligne du temps d'un cycle de sommeil) la période où le sujet est le plus réceptif.

J'en parlais avec un médecin hier soir (non-spécialiste du sommeil) et mon idée s'est affinée...
Premièrement, concernant ce que l'on souhaite apprendre: il faut, me semble-t-il, utiliser des données "figées", donc où la réflexion du sujet n'est pas utile et même non souhaitée ( comme je le soulignais, un La 440HZ reste un La, et nous n'avons pas besoin de réfléchir et de penser à propos de cela, tout comme les tables de multiplication, ou autres...)
Deuxièmement, il est impératif de ne pas détourner le rôle primordial du sommeil, qui est de reposer le corps et l'esprit . si l'on ne se repose pas, l'on peut devenir fou.

Pouvez-vous me présenter un tableau (ou diagramme ou autre) avec toutes les phases du sommeil et leur réaction face aux stimuli externes?
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Sleep'In' Awareness



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MessageSujet: Précision   Mar 3 Sep 2013 - 14:39

Je souhaite préciser également qu'il ne s'agit pas d'apprendre, mais de conforter sa connaissance du sujet, afin d'être plus réactif et plus efficace.

Pour mon cas particulier concernant la musique, je connais mes notes et j'ai développé depuis quelques années maintenant, une oreille dite relative, c'est à dire que j'ai des notes référentielles en mémoire (le mi et le do) et que je trouve les notes par rapprochement. Il faut donc que je fasse l'exercice de chanter ma note de référence, de monter la gamme et donc de déterminer la note recherchée.
Mais je souhaiterais que cela puisse être plus rapide (rapide comme l'éclair de la pensée :-)!) et que cela puisse se faire de façon quasi innée.
Pour reprendre l'exemple des tables de multiplication, tout le monde les connait, mais personne n'a le même temps de réponse à la question: combien font 8x6? par exemple. Personne ne répond à cette question avec la même rapidité (beaucoup de facteurs sont en jeu). Mais si l'on se les remémore pendant une phase inconsciente, on pourra alors répondre suivant ce que nôtre instinct nous dit, nôtre subconscient, en fait, et cela sans se tromper. Aucun besoin de réflexion et réponse du tac-O-tac!
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jérôme



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MessageSujet: Re: Apprendre en dormant (Etude)   Mar 3 Sep 2013 - 15:41

Bonjour,

l'étude que vous présentez semble très intéressante.

Toutefois, je ne peux que me ranger du côté de Morphée qui souligne différentes failles dans la théorie que vous présentez:
-Le sommeil participe à la mémorisation mais il n'en est pas le point d'origine. Il conforte effectivement (et à priori) des apprentissages effectués en état de veille, mais n'est pas le point d'apprentissage. On a même pu voir des méthodes d'apprentissage des langues sur ce principe, avec un succès contesté.
-Des sons "entendus" lors des phases de sommeil auront plus certainement tendance à le perturber qu'à toute autre chose, dans la majorité des cas (il existe certains troubles où il peut être conseillé de créer un environnement sonore léger, je pense en particulier aux personnes souffrant d'acouphènes, de manière à les masquer).
-Au niveau du sommeil paradoxal, je crois pouvoir dire que le dormeur dans cette phase est complètement "coupé" de son environnement. Tout son y est donc inaudible. cf le livre "le sommeil et le rêve" de Michel Jouvet (neuro-scientifique ayant beaucoup travaillé sur le sommeil et ses différents aspects) pour de plus amples info à ce sujet.
extrait de ce livre à ce sujet: " l'état de rêve est en effet le moment le plus dangereux du cycle à 3 temps éveil-sommeil-rêve puisque le cerveau ferme la porte au milieu extérieur, et donc à d'éventuels dangers."


Si j'entends bien votre objectif initial, vous cherchez à optimiser des apprentissages. Dans ce cadre, ne serait-il pas envisageable de déplacer quelque peu le point de vue et de prendre en compte un autre point de départ? Par exemple:
"Vu que le sommeil dans son ensemble consolide les apprentissages, comment mettre en place une alternance de cycles d'apprentissages et de cycles de consolidation des ces apprentissages." (en d'autres termes, alterner apprentissages et siestes d'intégration)
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Sleep'In' Awareness



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MessageSujet: Re: Apprendre en dormant (Etude)   Mar 3 Sep 2013 - 16:11

Tout d'abord, merci Jérôme pour cette précision quant à la phase du sommeil paradoxal et de la réceptivité du sujet pendant cette période. Donc, il faut que je continue à rêver! (Ce qui ne me dérange pas outre mesure, étant donné que je fais de beaux rêves!)
Il faudra donc que je m'oriente vers les phases de sommeil léger et sommeil profonds.

Je voudrais rectifier un aspect: j'avais envisager de mettre des musiques douces pendant les périodes où je ne solliciterais pas la réceptivité, mais l'on peut envisager aussi d'incrémenter du silence...
Suis en train de me poser la question suivante:
-si je met une musique douce pour la phase de somnolence, ainsi je pourrais dire au cerveau :"voici le cycle qui débute"
-si j'utilise ensuite les phases de sommeil léger et profond (je ne sais pas encore, il me faut des précisions à ce sujet) pour faire mon travail, même si cela ne représente au final qu'une centaine de secondes, voire au maximum quelques minutes...
-si j'incrémente du silence sur la piste audio pendant la phase de sommeil paradoxal (espérant ainsi ne pas ou prou perturber cette phase importante)
-si , pour finir, je met une musique dans la phase intermédiaire entre 2 cycles à minima (car grande sensibilité du sujet et risque de réveil intempestif)
et bis repetita...

Je voudrais également préciser que ce n'est pas un apprentissage à proprement parler, mais d'une consolidation du savoir acquis.

Et je suis également convaincu qu'une sieste juste après une "ingurgitation intellectuelle" renforce sa prise dans la mémoire.

Si quelqu'un pouvait me renseigner aussi sur les phases de sommeil à ondes lentes et/ou rapides, merci, car je pense que c'est lors d'une de ces phases que le travail pourrait s'avérer le plus prolifique.

Merci pour vos interventions qui font avancer le schmilblick!
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jérôme



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MessageSujet: Re: Apprendre en dormant (Etude)   Mer 4 Sep 2013 - 11:11

Le sujet m'intéresse hautement et j'ai effectué quelques recherches. Ce qu'il en ressort est que les processus de mémorisation/consolidation sont d'une complexité importante et aucune étude n'a encore permis de définir exactement les rôles des phases de sommeil avec précision.

Je vous mets ci-dessous quelques rendus de cette recherche:

_______________________________________________________

Une étude de Rauchs G, Desgranges B, Foret J, Eustache F, intitulé "The relationships between memory systems and sleep stages" tend à montrer que le processus de consolidation des apprentissages est réalisée de manière complexe au sein de tous les stades du sommeil, dont les sommeils lent et paradoxal.

"the four long-term memory systems (procedural memory, perceptual representation system, semantic and episodic memory, according to Tulving's SPI model; Tulving, 1995) benefit either from non-rapid eye movement (NREM) (not just SWS) or rapid eye movement (REM) sleep, or from both sleep stages"
source: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15910510



2 autres études tendent à montrer que le plus important de ce travail de consolidation mémorielle se déroule au cours du sommeil lent profond. Les ondes lentes associées à cette phase du sommeil joueraient un rôle prépondérant dans le processus de consolidation.

"Les projets actuels visent, tout d’abord, à comprendre comment opère la consolidation mnésique au cours du sommeil chez le sujet âgé sain. Cette question, jusqu’ici largement négligée dans la littérature, semble pourtant cruciale puisque les sujets âgés présentent physiologiquement une réduction très importante du sommeil lent profond (qui favorise la consolidation en mémoire épisodique), et se plaignent de troubles de mémoire affectant en premier lieu la mémoire épisodique."
source: http://www.u1077.caen.inserm.fr/memoire-et-amnesies/sommeil-et-memoire-reorganisation-des-traces-mnesiques-au-cours-du-sommeil-chez-le-sujet-jeune-et-age/

"inducing slow oscillation-like potential fields by transcranial application of oscillating potentials (0.75 Hz) during early nocturnal non-rapid-eye-movement sleep, that is, a period of emerging slow wave sleep, enhances the retention of hippocampus-dependent declarative memories in healthy humans."
"Brain stimulation with oscillations at 5 Hz--another frequency band that normally predominates during rapid-eye-movement sleep--decreased slow oscillations and left declarative memory unchanged."
source: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17086200



Une autre étude du Pr Sobel permet de préciser des fonctions probables des 2 grandes phases du sommeil, REM sleep (sommeil paradoxal) et non-REM sleep (sommeil lent).

"Le professeur Sobel et la doctorante Anat Arzi suggèrent que durant le sommeil MOR [REM sleep] les personnes sont plus ouvertes à l’influence des stimuli dans l’environnement, mais que ce qu’on appelle 'l’amnésie des rêves' – qui fait oublier la plupart des rêves – peut agir sur n’importe quel conditionnement à cette phase du sommeil. En revanche le sommeil MOL [non-REM sleep] est la phase importante pour la consolidation de la mémoire, et il se pourrait qu’il joue aussi un rôle dans cette forme d’apprentissage du sommeil."
source: http://www.lepetitjournal.com/tel-aviv/economie/hightech/120085-recherche--apprendre-pendant-son-sommeil



Des études tendent à prouver que les phases de sommeil importantes dans l'acquisition mémorielle dépendent de la complexité de la chose à mémoriser:
Lorsque la tâche à mémoriser est complexe, le sommeil paradoxal (REM sleep) semble jouer un rôle prédominant. Une telle acquisition voit d'ailleurs la durée de la phase paradoxale accroître lors du sommeil suivant.
Lorsque la tâche à mémoriser est simple, le sommeil paradoxal ne semble pas activé (aucun impact sur la durée) et le sommeil lent semble donc jouer le rôle prédominant.





"C'est bien la preuve, ajoute Philippe Peigneux, que les ondes delta qui apparaissent avec l'entrée en oscillation de l'ensemble des neurones du néocortex jouent un rôle important dans la mémorisation. Si nous disons couramment que les heures de sommeil avant minuit comptent double, c'est qu'elles sont la période de notre cycle circadien la plus propice à l'apparition de ces ondes que nous savons maintenant utiles pour consolider une partie de nos souvenirs."

"Nous pensons maintenant que l'une des principales fonctions du sommeil est de consolider les souvenirs, précise Jan Born. La phase à ondes lentes sert principalement pour la mémoire explicite où une structure de stockage intermédiaire, l'hippocampe, est impliquée, tandis que la phase du sommeil paradoxal est surtout dévolue à la consolidation de la mémoire implicite, celle par exemple des souvenirs émotionnels ou des automatismes moteurs."
extraits du figaro: http://www.lefigaro.fr/sciences/2006/11/28/01008-20061128ARTFIG90050-les_souvenirs_se_fixent_pendant_la_nuit.php


_____________________________________________________

Je poursuis...
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Fabien_



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MessageSujet: Re: Apprendre en dormant (Etude)   Mer 4 Sep 2013 - 14:23

Je rejoins Jerôme pour dire que les deux, sommeil profond et sommeil paradoxal jouent un rôle dans la consolidation de la mémoire. Le sommeil profond consolidant tous les types de mémoire, et le sommeil paradoxal certains.

Sleep'In' Awareness, je pense que la recherche de méthodes d'apprentissage pendant la journée est une bien meilleure piste que l'apprentissage pendant le sommeil. Un apprentissage diurne n'est pas forcément lent et laborieux. Vous pouvez par exemple économiser beaucoup de temps grâce l'apprentissage par répétition espacés.

Pendant le sommeil, le bruit va perturber le sommeil. Même un bruit blanc, supposé atténué les bruits extérieurs, me donne un sommeil plus léger et moins réparateur. Il y a des exceptions comme les sons binauraux et isochroniques, induisant certaines ondes cérébrales au cerveau pour qu'il reste plus longtemps en sommeil profond.

Pour moi, l'un des sites les plus riches pour développer sa mémoire est Potion de Vie :

http://www.potiondevie.fr/par-ou-commencer-sur-potion-de-vie/
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Sleep'In' Awareness



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MessageSujet: Re: Apprendre en dormant (Etude)   Mer 4 Sep 2013 - 17:08

Un grand merci tout d'abord à Jérôme pour cette recherche en profondeur et qui m'apporte mes premiers éléments de réponses.
    j'avais trouvé un commencement de réponse sur Wiki(désolé pour les puristes du savoir) (recherchez sommeil sur Wiki)
et les infos que nous apportent Jérôme viennent corroborer et affiner cet article.

Un grand merci également à Fabien pour ce lien vers le blog Potion de vie, qui est vraiment très intéressant.
Mais je ne suis pas entièrement convaincu du lien entre l'apprentissage et la mémoire et ce que j'essaie de mettre sur pied, car pour ceux qui seront allé voir ce blog, l'association d'une note de musique avec sa fréquence me parait difficilement réalisable avec une image ou un substitut associatif.

Je tiens à souligner une fois de plus le caractère de mon étude.
Oui, il s'agit bien de mémoriser les notes et la fréquence qui est associée à chacune d'elles .Par exemple, pour un DO 2ème octave, la fréquence du système tonal actuel -car ça évolué depuis Pythagore- est de 130.81 Hz.
Une note est un son , une onde vibratoire que l'on perçoit, l'on ressent, mais que l'on ne peut visualiser, palper ou mettre un concept associé à celui-ci. c'est un axiome.
Mais il s'agit d'incruster cette connaissance au subconscient, de sorte que lorsque l'on entendra (je reprend l'exemple du Do) la fréquence de 130 Hz, l'on puisse l'associer directement et instinctivement au DO . Instinctivement étant le mot clé de la finalité de cette étude car de là découle la rapidité de reconnaissance et donc l'efficacité du programme. Sur une mesure d'une partition complète, où l'on ne va trouver que des sextolets par exemple, il faut que ce soit immédiat (autrement, ça va être un sacré bordel-à mon avis)

Je connais mes notes et leur place dans la gamme, mais pas encore suffisamment pour relever un morceau de musique efficacement; et j'espérais pouvoir réaliser une méthode que je pourrais utiliser en dehors de mon travail - qui a une énorme place dans ma vie et me demande beaucoup de temps.
Car, sincèrement, et c'est pour rigoler que je dis ça, je ne me vois pas faire une sieste pour assimiler, à chaque fois que je vais faire mes exercices de mémorisation, car je ne décollerai plus de mon lit! Wink 

Un autre solution à envisager, peut-être, serait de le faire par hypnose...Au moins, on laisse se reposer le sujet entièrement (et de toute façon, il continuera à assimiler ce qu'on lui aura soumis pendant la journée).
Donc, peut-être, faire une séance d'hypnose pour assimiler la connaissance, et dormir juste après, pour consolider celle-ci.

Merci encore à Jérôme et Fabien
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MessageSujet: Re: Apprendre en dormant (Etude)   Mer 4 Sep 2013 - 18:03

re-bonjour,


le sujet est effectivement très intéressant car le "savoir" à assimiler n'y est pas que logique. La dimension sensorielle est prédominante: des ondes à fréquences variables.

L'étude de tel-Aviv que je cite dans mon post précédent porte sur un aspect sensoriel, l'odorat, et les résultats sont prometteurs bien que d'autres études similaires soient en projet afin de pousser plus loin l'expérimentation et confirmer ou infirmer les hypothèses.

L'apprentissage sensoriel est bien au coeur du projet ici, même si un complément de nomenclature vient s'ajouter (associer un nom à chaque fréquence: DO, Ré, MI, ...).


L'hypnose semble proposer une approche cohérente, encore faut-il en définir le protocole.


Pour les siestes dont je parlais précédemment, il existe différents types de siestes: la classique, aussi appelée méridienne, qui dure 20 min ou moins (jamais plus sinon vous passez en sommeil profond et le réveil est parfois difficile); la sieste cycle (qui dure 1 cycle complet, donc environ 1h30), la sieste-flash (sommeil lent léger, moins de 5 min et avec un peu d'entrainement moins de 2 min).
Dans l'hypothèse où le sommeil lent léger participe à l'intégration de l'apprentissage, une sieste-flash permettrait de réaliser cela, donc moins de 2-3 min après chaque série d'apprentissages.


Je poursuivrai mes investigations....
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MessageSujet: Re: Apprendre en dormant (Etude)   Sam 14 Sep 2013 - 13:33

Je n'ai pas pu trouver d'évidences que des siestes flash de 5 minutes ou moins soient réellement efficaces.

D'après ce que je peux lire, au moins 10 minutes sont requises pour améliorer significativement les performances :

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16796222

Et si il y a assez de temps, autant faire un cycle complet de sommeil paradoxal, c'est à dire une sieste de 20 minutes. L'étude suggère qu'une sieste de 10 minutes est plus efficace qu'une sieste de 20 minutes au niveau des performances. Mais de mon expérience je peux dire que les études concernant les siestes sont assez mal conçues, surtout concernant les '10 minutes vs 20 minutes'.

Après, la qualité du sommeil paradoxal n'est pas précisée. Peut-être que 5 minutes de sommeil paradoxal intense pourrait être aussi efficace, notamment en plaçant la sieste pendant le 'pic' de pression de sommeil paradoxal qui se situe tôt dans la matiné (c'est à dire le moment où le cerveau est le plus enclin à passer en sommeil paradoxal, à l'inverse de tôt dans la soirée, où il est le plus enclin à passer en sommeil profond, d'où la nécessité d'aller au lit tôt pour profiter d'un meilleur sommeil profond). Mais encore une fois, autant dormir plus que 5 minutes si on le peut ! Surtout que tôt dans la matiné, il est possible de faire une sieste de plus de 30 minutes, voir jusqu'à 50 minutes, sans rentrer en sommeil profond.

jérôme a écrit:
"Si nous disons couramment que les heures de sommeil avant minuit comptent double, c'est qu'elles sont la période de notre cycle circadien la plus propice à l'apparition de ces ondes que nous savons maintenant utiles pour consolider une partie de nos souvenirs."
Voilà qui est dit aussi ici Smile
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MORPHEE
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MessageSujet: Re: Apprendre en dormant (Etude)   Mar 17 Sep 2013 - 11:45

Cette maxime, souvent entendue, "Les heures avant minuit comptent double" est à la fois vraie et fausse...
Vraie car le sommeil lent profond, celui qui est impliqué dans la récupération de l'énergie et la bonne restauration du métabolisme, survient majoritairement en début de nuit, quand la pression de sommeil est à son maximum. (la deuxième partie de nuit quant à elle, est plus riche en sommeil paradoxal).
Fausse, car minuit est en fait à entendre comme "le milieu de la nuit", et les heures qui comptent double pour quelqu'un qui se coucherait tous les soirs à 2heures en se levant tous les matins à 9 ou 10heures, sont donc placées après 00:00 ....
De plus, il faut compter avec l'organisation circadienne de notre rythme veille sommeil, ce qui oblige à composer les horaires avec la succession des différents stades de sommeil, et à articuler les mécanismes spécifiques qui les sous-tendent, de façon à ce qu'ils ne rentrent pas en conflit entre eux. Ainsi, il n'est pas rare que le sommeil lent profond survienne plutôt en fin de nuit chez des personnes en dette de sommeil...

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MessageSujet: Re: Apprendre en dormant (Etude)   Mar 17 Sep 2013 - 14:41

Il reste que si une personne, calée sur le rythme de notre société, va constamment au lit tard, elle profitera d'un sommeil profond de moins bonne qualité, même si elle dort suffisamment.

Après, il est toujours possible de se créer son propre rythme grâce à des conditions lumineuses artificielles, et l'on peut aller au lit à 3h du matin, alors que pour notre organisme il sera plus tôt. Mais ce serait très contraignant, car dès que l'on sortirait de chez soi, on serait désynchronisé ...
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MessageSujet: Re: Apprendre en dormant (Etude)   Ven 20 Sep 2013 - 5:27

Après y a voir réfléchi, je pense même qu'un sommeil de 5 minutes ou moins ne sera pas efficace pour la consolidation de la mémoire, voir tout le contraire. De ce que je peux comprendre, la mémoire se consolide beaucoup durant les 10 premières minutes, quelque soit l'intensité du sommeil paradoxal. Et c'est un moment où la mémoire qui commence à être en cours de traitement pourrait être fragile, c'est à dire endommagée ou perdue si le sommeil est interrompue aussi tôt. Comme si on retirait une clé USB d'un ordinateur lorsqu'elle copie des fichiers ...

De ce fait, je dormirais un strict minimum de 7 minutes (je me référence à d'autres documents) pendant des sessions d'apprentissage.

Sinon concernant le fait d'aller au lit tôt. Même si je n'ai pas de documents montrant directement qu'un coucher tôt est favorable à un meilleur sommeil profond, cela peut être déduis d'un point de vue physiologique.
En s'accordant aux modèles des deux processus de sommeil (rythme circadien et régulation homéostatique), nous avons plus d'activité delta tôt dans la nuit, et l'activité delta, ou sommeil profond, se dégrade de façon exponentielle au fur et à mesure de la nuit (et naturellement plus la nuit est courte aussi). C'est pourquoi il est bénéfique d'avoir de longues nuits (entendu par obscurité), et un coucher tôt (mais les longues nuits entraîneront une segmentation du sommeil).

Dit autrement, il y a la pression de sommeil d'un côté, et la pression circadienne de l'autre (modifiée par de longues nuits et un coucher tôt par exemple).
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Apprendre en dormant (Etude)
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