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 10 ans stress à l'endormissement

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Herve



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Date d'inscription : 01/05/2012

MessageSujet: 10 ans stress à l'endormissement   Mar 1 Mai 2012 - 10:26

Bonjour Docteur,


Il y a 2 ans… elle avait 8 ans, le cauchemar a commencé


Je vous remercie de votre lecture, je vais tenter de vous exposer le problème actuel, la « rechute » de Salomé pour ses difficultés d’endormissement. Rechute car il y a 2 ans, elle ne parvenait pas à s’endormir, nouée de peur, la facteur déclencheur (du jour au lendemain) avait été la vision du dessin animé « La princesse et la grenouille » de Walt Disney. Durant 6 mois, elle se relevait, pleurait, nous dérangeait la nuit. Nous avions à l’époque probablement péjoré le problème, en réagissant sur tous les tons : compréhension, copinage, menaces, colère…. Déjà à l’époque elle m’étonnait car une nuit je l’ai retrouvée quasi habillée en me disant « papa, il faut m’emmener à l’hôpital, j’ai un problème et je ne veux pas casser la famille ! » Précision : nous dormons notre porte fermée et n’avons JAMAIS toléré que nos filles déboulent dans notre lit la nuit. A l’époque, elle dormait en lit superposé avec sa petit sœur de 3 ans sa cadette. Elle racontait à ces copains de quartier qu’elle avait des grands frères et sœurs que j’avais eu d’un premier mariage (je n’ai jamais eu d’enfants et n’ai jamais été marié !) et des chiens. Au point qu’une maman a demandé une fois à ma femme si c’était vrai que j’avais de grands enfants d’une première noce…) Résultat : ses copines et copains de l’époque l’ont traitée de menteuse… Elle avait donc visiblement un problème d’estime de soi….



Puis elle a été suivi par une psy, qui l’a vue 3 ou 4 fois, et l’a fait participé à des ateliers du mercredi après-midi en compagnie d’autres enfants : verdict : votre fille n’a aucun problème, mais un fort imaginaire. La psy lui a appris un peu de sophrologie, lui a dit qu’elle ne devait plus nous déranger et qu’elle devait gérer toute seule (lecture, dessin) son problème, et modérer la masturbation au coucher (facteur excitant). Selon sa psy, nous devions ma femme et moi, ne plus réagir, lui dire que ce n’est pas grave qu’elle ne trouve pas le sommeil tout de suite et cesser d’en parler et de discuter avec elle dans son lit… Nous avons appliqué cette méthode et 2 à trois mois plus tard, tout est rentré progressivement dans l’ordre.

Salomé, en bonne élève soucieuse, s’est soumise de bon gré sans nous en parler aux conseils de sa psy, et a géré la situation : durant 18 mois, plus de souci, elle trouvait son sommeil sans problème.



Il y a bien eu 1 ou 2 nuit où l’excitation du lendemain l’empêchait de s’endormir. Cela n’ a JAMAIS été la peur d’un examen, mais plutôt « je me réjouis trop d’Europapark !!! ». Curieux, non ?



Physiquement, elle se couvre toujours intégralement, car elle dit avoir encore peur du noir, et quand elle se relève, elle est en nage, et respire très vite, couverte de sueur…



Avec ma femme nous avons toujours depuis appliqué les conseils de la psy : se taire, ne pas réagir , un peu de compassion et lui dire qu’elle devait gérer, et que nous, on ne pouvait rien faire. Entretemps, elle a fait chambre seule, la transition n’a posé aucun problème.



Depuis 3 mois, 1 nuit chaque 2 semaines, elle nous disait, « j’arrive pas à m’endormir », ça durait 1 heure ou 2, elle se relevait 1 ou 2 fois chaque 45 minutes, et on ne s’est pas inquiété, et on a toujours appliqué la recette de » c’est pas grave ma chérie, tu sais comment gérer, lit , fais ta sophrologie… », en dédramatisant et en étant aimant mais fermes.



Ce qui est nouveau, c’est que la PEUR qui était le prétexte il y a 2 ans A COMPLETEMENT DISPARU ! Bonne nouvelle ! Sauf qu’elle doit toujours s’endormir le visage couvert…



Actuellement…. Retour affolant du problème mais différemment…



Et depuis 3 semaines, elle dort bien la semaine, mais ne dort pas avant 2 ou 4 heures du matin les vendredis et samedi soir , dont 2 fois chez ma mère ! Etrange ! Systématiquement, lors des soirs où il n’y a pas école, elle ne s’endort plus bien. Les soirs d’école, couché à 21 heures, lecture jusqu’à 21.30, un dernier bisou et elle dort jusqu’au matin. Elle a toujours dormi 2 fois par mois sans problème chez sa grand-maman, depuis sa naissance. Parfois le week-end, elle invite sa sœur à dormir dans un second lit dans sa chambre : et parfois elle ne parvient pas à s’endormir, parfois ça se passe très bien. Ce facteur ne semble donc pas déterminant.



Par contre, le week-end, couché vers 22.00 ou 23.00, des symptômes de panique surgissent : elle est agitée, regarde toujours dehors « pour voir qu’elle ne sera pas la dernière à s’endormir dans le quartier ». Elle nous dit qu’elle aura de la peine à s’endormir, car elle n’a pas sommeil (pourtant elle baille ). Le week-end, elle joue dans les quartier, dans notre jardin avec tous ces copines et copains de son âge, où elle est très appréciée, (ils sonnent pour venir la chercher, etc…) Nous ne voyons pas de signer de frustration avec eux. Il y a 3 semaines, un samedi soir chez sa grand-maman, elle s’est relevée à 22.30, minuit, 3 heures et 5 heures du matin !!! Le matin fièrement elle revendiquait d’avoir fait nuit blanche !!!!



Nous avons un super contact avec elle, avec beaucoup d’humour, elle est heureuse à l’école, tout se passe bien avec ses copines et copains, les notes sont bonnes… Quand elle a un souci, elle nous confie toujours celui-ci, elle sait même relativiser les choses…



Elle nous confie qu’au soir tombant, elle se sent parfois angoissée, agitée, a trop chaud, et a peur de ne pas s’endormir… Et elle se met la pression « négative » en se disant ce soir j’arriverai pas à m’endormir… Le lendemain elle nous a dit une fois « j’ai fait nuit blanche ! » fièrement. Nous pensons que ce n’est pas vrai. Elle se dit stressée de regarder l’heure qui passe, de ne pas trouver le sommeil, et elle se sent seule d’être la seule au monde à ne pas dormir (c’est pour ça que parfois, à 1 heure du matin, elle va ouvrir la terrasse et regarder les lumières des voisins pour voir s’ils dorment ou pas…)

Elle nous a demandé d'enlever les horloges et réveils dnas sa chambre et aux toilettes, car voir l'heure qui passe la stresse encore plus !

Désormais, on l‘entend se relever, une fois par 30 minutes, rôder dans la maison, soupirer, mais jamais plus elle n’a oser nous déranger (nous dormons la porte fermée) car nous lui avons demandé de respecter notre sommeil. On lui dit « ce n’est pas grave, tu sais comment faire, tu lis, tu dessines, tu fais ta relaxation)…. Et on évite de s’énerver. Ce cirque dûre entre 2 heures à 4 heures après son coucher.


Sa maîtresse la trouve très heureuse, sociale, mais très soucieuse de bien faire… Ses notes sont bonnes.



Petit retour de la romance : sur un site internet de jeu enfantin, sur son profil, elle se décrit comme ayant 4 grands frères et soeurs, et 2 chiens, et elle a écrit ça (j ‘ai remarqué car je contrôle son profil dans son dos) il y a 3 semaines… soit au moment du retour du problème.



Symptôme mais de quoi ?



De quoi est-ce le symptôme ? Angoisse de la mort, de l’abandon, ????? Veut-elle se rendre intéressante ? Veut-elle « détruire « la complicité que j’ai avec ma femme ? C’est dur de la voir angoissée comme ça le soir, alors qu’elle est si heureuse et pleine d’humour la journée…



On s’est demandé s’il y avait une concurrence avec ma femme, et inconsciemment une volonté de briser notre couple (week-end, etc…) Y’a-t’il de l’Œdipe là-dessous ?????



Il faut encore que je vous précise que ma fille Salomé fait 1 mètre 60 à 10 ans, que c’est la plus grande de sa classe. Sa puberté a commencé (petits seins, pas encore de règles ou de duvet pubien) mais la pédiatre nous a dit que ça avait commencé (est-ce lié ?)



Traditionnellement c’est moi qui de nuit au bout de 3 ou 4 « relevés » lui parlait : mais quand elle m’a dit : Merci papa de ne pas t’énerver avec moi, et je m’en veux, tu vas être crevé demain à cause de moi », ça m’a fait réfléchir…



Comme traditionnellement dans nos personnalités, ma femme la nuit a plus tendance à s’énerver et moi être consolateur, nous avons changé les rôles, c’est ma femme qui lui répond en s’efforçant de rester calme, si elle nous parle dans ces moments nocturnes d’angoisse (donc si on est encore réveillé et pas dans la chambre) , et moi qui fait semblant d’être très détaché. Nous pensions ainsi briser les rôles « papa consolateur qui s’énerve pas et maman qui se fâche)…. On dirait que ça la déstabilise et que ça empire…



Résultat : en plus du week-end, hier soir dimanche elle n’arrivait pas à s’endormir. Extinction des feux après 30 minutes de lecture à 21.34, relevée essoufflée et pipi à 22.25, relevée 22.35 pleurnichante « j’arrive pas à m’endormir ». Là ma femme la recouche, avec un détachement compatissant, puis on se couche, toute la maison est dans le noir à 22.40 et 23.00 rebelote, elle se relève., va aux toilettes, fait un peu de bruit avec sa porte (pour nous faire savoir qu’elle se relève),et se recouche… Ensuite, nous avons dormi et ne l’avons plus entendue…



Ce qui s’aggrave, c’est qu’elle veut nous refaire savoir, donc elle ne gère plus.



Nous avons besoin de vos conseils, car nous ne voulons pas que se réinstalle une période difficile. Qu’en pensez-vous ? Pouvez-vous nous aider, nous donner un conseil car j’ai peur que les nerfs de notre famille ne soient mis à rude épreuve.


J’ai conscience d’abuser un peu, mais c’est un père soucieux qui vous écrit, car nous avons avec ma femme, l’impression d’avoir essayé pas mal de pistes avant de trouver la bonne il y a 2 ans, et là, Salomé n’a plus le même âge, et c’est pas facile pour des parents d’aider un enfant, sans en avoir l’air…



Je m’excuse donc sincèrement d’avoir pris de votre temps, et de vous être penchée sur ce rapport écrit fort imparfaitement, dans l’urgence, et avec pas mal d’émotion.



Cordialement, merci beaucoup

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MORPHEE
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MessageSujet: Re: 10 ans stress à l'endormissement   Mar 1 Mai 2012 - 10:47

je comprend tout à fait votre préoccupation au sujet de votre fille; il est vrai que le sommeil conditionne souvent la bonne "santé" de la famille.
en ce qui concerne votre fille il me semble qu'une prise en charge de type thérapie comportementale et cognitive pourrait l'aider à prendre de la distance par rapport à ses difficultés de sommeil; le plus grand ennemi du sommeil étant la peur de ne pas dormir, la thérapie comportementale l'aiderait à poser le problème et l'appréhender avec moins d'anxiété; si vous habitez en Ile de France vous pouvez envoyer un mail à contact@reseau-morphee.org, nous pourrons vous communiquer des adresses de professionnels pouvant répondre à cette demande.
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Herve



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MessageSujet: Re: 10 ans stress à l'endormissement   Mar 1 Mai 2012 - 16:11

Bonjour,

Merci beaucoup pour votre aimable réponse ! Hélas nous résidons en Suisse, par contre, nous hésitons à revoir la Psychologue, avec qui elle avait eu un excellent contact et de bons résultats à l'époque, et une pédo-psychiatre psychanalyste, afin de "remonter" de façon plus spécifique peut-être aux sources de cette angoisse.... Pour rappel, cette psychologue agréée, nous avait dit qque notre fille n'avait aucun problème particulier, peut-être juste une "suradaptation" à nos désirs (sommes-nous trop exigeants ?) et une volonté démeuseurée de nous plaire...
Dernière question: au regard du récit que j'ai exposé plus haut, nous confirmez-vous qu'une attitude compatissante, un peu détachée et surtout dédramatisante de notre part la nuit est la meilleure solution en attendant de remettre en place une thérapie ? Merci d'avance ! Cordialement.
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MORPHEE
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MessageSujet: Re: 10 ans stress à l'endormissement   Mer 2 Mai 2012 - 21:39

je pense que l'attitude que vous avez est parfaitement adaptée et je ne pourrais que vous conseiller de poursuivre à l'identique; en matière de troubles du sommeil une approche cognitive et comportementale a de meilleurs chances de porter ses fruits rapidement par rapport à une approche psychanalytique; d'après ce que vous décrivez il me semble que la psychologue a parfaitement exprimé les choses par rapport à votre fille; j'entend bien que votre fille n'a aucun problème particulier; elle a cependant une difficulté par rapport à la gestion du sommeil, et je pense que revoir la psychologue par rapport à ça serait une bonne idée; je ne vois pas de nécessité de "remonter aux sources de cette angoisse" comme vous le dîtes,ç a ne me parait pas nécessaire.
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Herve



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MessageSujet: Re: 10 ans stress à l'endormissement   Lun 7 Mai 2012 - 15:36

Bonjour !

Merci de votre réponse, c'est très encourageant et rassurant! Mais qu'est-ce que c'est dûre, comme père, de se sentir impuissant face à sa grande fille de 10 ans qui pleure de désespoir de ne pouvoir s'endormir tôt ! Elle est très lucide, et je me sens si démuni face à son chagrin ! 3 soirs sur 7, elle a réussit à s'endormir sans se relever. Et hop hier soir rebelote: lecture de 21 heures à 22h20, relevée stressée à 23h20, on la reconduit, minuit elle se releève, relit et ensuite c'était bon. Ce sont vraiment de soirées lourdes, et je me fais du souci pour une fatigue scolaire qui va suûrement surgir, et qu'elle redoute d'ailleurs.... Du coup, avec me femme, notre moral replonge, et - inévitablement - on redoute la soirée suivante...

Enfin merci de votre présence, et de vos messages ! C'est très rassurant d'avoir un avis professionnel !
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florence.ff



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MessageSujet: Re: 10 ans stress à l'endormissement   Sam 30 Juin 2012 - 17:43

bonjour
je reviens sur le forum et votre message m'interpelle.....
il y a des difficultés d'endormissement....
juste pour affiner: avez-vous l'impression aussi que le sommeil ne vient pas parce que c'est comme un petit moteur ( son cerveau, j'entends!) qui ne parvient à s'arrêter?
est-elle sensible, voire hypersensible?
Avez-vous l'impression qu'elle est souvent en" miroir"( par rapport aux désirs des uns et des autres, par rapport aux attitudes?)
Semble -t-elle avoir un raisonnement qui vous emble en décalage par arpport à son âge ( et ce depuis sa petite enfance?)
Beaucoup de sens de l'humour?

j'attends votre réponse
a bientôt
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Herve



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MessageSujet: Pour Florence   Mer 4 Juil 2012 - 11:05

Bonjour,
mmmh.... vous semblez pointer sur des points assez pertinents, j'y réponds dans la suite:

Oui notre fille, est très sensible, à l'injustice entre autres, et très éveillée. En fait, soit elle s'endort très bien (4 x sur 5) en 30 minutes et ne se réveille plus jusqu'au matin, soit elle "rate" son rendez-vous avec le sommeil, et se met à stresser ( elle trouve que c'est grave, qu'il est tard....) LE FAIT d'être en vacances n'y change rien. Pire, au rythme d'été (vacances), elle stresse plus facilement parce qu'elle a conscience qu'il est plus tard.... (mais nous la couchons vers 22h - 23 h en vacances... quand ça va mal, elle peut s'endormir très tard souvent entre 1h30 et 3h du matin...

Est-elle en "miroir" ???? Je ne suis pas sûr de bien vous comprendre. Les premiers signes prépubères sont apparus (petites pertes, petits seins,etc...) mais sans être réglée encore. Donc oui elle est souvent en opposition, un peu "ado" avec nous. Depuis ces signes et le retour de ses difficultés d'endormissement, elle peut pleurer le soir pour une petite contratirété (le ton sur lequel on lui parle,etc...) Elle peut être tour à tour adorable ou très explosives. Est-ce ça votre allusion "en miroir " ? Merci de préciser sinon...

Son raisonnement est considéré comme très mûr par sa psy. Encore une fois, elle est soucieuse, très responsable (aussi avec sa petite soeur), et peu sûre d'elle parfois avec ses copines. Encore une fois, elle peut être très timide et ensuite plus du tout.

Oui, elle a un très grand sens de l'humour... Mais pas pendant la nuit, si elle est face à ses difficultés à s'endormir.

Merci de votre curiosité. Auriez-vous une piste à nous conseiller ? Nous avons tenté récemment de rester tour à tour avec elle pour la relaxer dasn son lit, mais même au bout d'une heure, rien n'y fait... on est obligé de la laisser dasn sa chambre, elle dessine, elle lit, parfois elle nous dit qu'elle pleure doucement pour ne pas nous réveiller.... Lourd pour nous. Mais "faire comme si de rien n'était " semble être la meilleure thérapie.... La colère semble péjorer la chose, trop de discussion et marquer trop d'intérêt également (elle se culpabilise alors pour moi, apr exemple, lorsque je la console à minuit)....

Encore une fois, elle a des problèmes d'endormissement 1 à 2 fois par semaine, sinon elle dort comme un loir. Mais on la sent très craintive que ça revienne (en particulier les lendemains soirs d'une difficulté).
Elle nous a écrit une nuit "je n'ai pas choisi de ne pas m'endormir, je n'en peux plus !"

Je suis preneur de toute piste.

Je me réjouis de vous lire, cordialement, Hervé


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florence.ff



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MessageSujet: Re: 10 ans stress à l'endormissement   Mer 4 Juil 2012 - 13:02

bonjour
bien entendu, ce forum est le lieu pour évoquer les situations de nos enfants mais cela ne dispense pas de garder son libre arbitre...j'entends que ce n'est pas parce que je vais vous dire telle ou telle chose que c'est à prendre au pied de la lettre
alors....
tout d'abord, votre message m'a interpelé car des éléments dans votre description de votre fille me fait penser à certaines choses, dont la partie émergée est la difficulté récurrente à l'endormissement
attention, je ne fait pas de diagnostic ( je ne suis pas médecin) et de toute façon, ce n'est pas une maladie!!!!
alors, en vrac, sans tourner autour du pot
j'ai le sentiment que votre fille est ce qu'on appelle une enfant intellectuellement précoce ( EIP)
d'autre termes en fonction des pays francophones est douance, surdouement, précocité
attention, cela ne veut pas dire qu'elle est supra intelligente ( attention au rique d'élitisme!!), mais quelle a un mode d'intelligence en décalage, en avance, différent de celui des enfants du même âge qu'elle et un mode de pensée que n'aurait pas un enfant plus agé qu'elle
un enfant précoce est un enfant "hyper" ( on peut rajouter hyper à tout ce qui peut le définir)
les enfants précoces sont par nature hypersensibles ( tous!!) mais un enfant peut être hypersensible sans être EIP....( à méditer!!)
Ils sont aussi extrèmement sensibles à l'injustice, ( et sont extrèmement rigoureux dans le sens donnés aux mots), ils sont toujours en quête de sens, d'où une anxiété pouvant en résulter s'ils ne comprennent pas le pourquoi où s'ils sentent que l'explication n'est pas valide pour eux....
l'insomnie ou les difficultés d'endormissement peut s'expliquer par le fait que le cerveau est en ébulition, toujours en fonctionnement, avec une pensée en arborescence ( image de l'arborescence d'un arbre: une pensée ou un raisonnement fait naitre plusieurs questionnements qui en font naitre plusieurs, etc.....et c'est épuisant aussi pour eux.....), et arrêter le moteur est souvent difficile....
ce sont des enfants souvent très empathiques, ressentant les gens avec une grande finesse, ce qui est souvent destabilisant pour le monde des adultes
les codes de la société leur semble souvent incompréhensibles et ils peuvent à contrario alors qu'ils sont entouré de gens, les ignorer totalement pour se plonger dans une lecture bien plus intéressante....
ah oui, les émotions!!!!elles sont tellement pregnantes que ces enfants ont un mal fou à les gérer et une crise de larme peut arriver alors qu'il semble pour l'adulte que c'est complètement inadapté ou "comédie"
en fait, l'émotion ressentie est telle, que c'est comme une grosse bulle qui rebondi sur lui et l'envahit à un point pas possible

vous parlez de ses copines: l'EIP a des difficultés à intégrer les codes; il est en décalage; de ce fait, il lui est difficile de correspondre à ce qu'il est sensé être comme enfant de son âge; alors, sentant qu'il doit être comme ceci ou cela, il "copie" ce qu'il est sensé être ( d'où le miroir), mais tout en étant anxieux car cela ne lui correspond pas intrasèquement
les EIP aime la compagnie des adultes;ils aiment particier activement à leurs conversations qui leur correspondent mieux ( mais ce n'est pas toujours bien perçu par les adultes......

j'aurai je pense des tartines encore à vous dire
l'auteur Jeanne Siaud Facchin est la référence en ce sujet ( "l'enfant surdoué",mais il y en a d'autre)
je vous invite à vous documenter

je reste à votre disposition si mes propos n'étaient pas trop clairs ou besoin de précision

a bientôt
Florence
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florence.ff



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MessageSujet: et voici la suite...!!!!pour Hervé   Mer 4 Juil 2012 - 18:55

J'ai oublié le principal,me semble-t-il.....

si, comme je le pense, ce que j'ai écrit correspond à votre fille, je réalise que cela peut être comme un choc de réaliser cet état de fait.....avec une multitude de questionnements et aussi peut-être de culpabilité ( "je n'avait rien vu, je ne savais pas, etc...)
alors, point de tout cela, surtout!!!!

la question ( enfin, plutôt les études ou la mise en évidence) de la précocité est très récente ( pas plus de 10 ans) et nombres de psychologues ont réalisé avec ces études que les petits patients qu'ils voyaient relevaient de cela et ont pu mettre un sens sur le mal-être et les questionnements de leurs petits patients.....

si votre fille est en effet EIP, c'est la question de l'accompagnement qui se pose maintenant: réassurance, enveloppement affectif, réponse aux questions et décodage de son"manuel d'utilisation" ( car il faut qu'elle puisse comprendre comment elle fonctionne)
pour cela, la psy est utile, mais ne vous oubliez pas, vous parents, car je pense que vous sentiez ( et je retrouve cela dans votre long descriptif) qu'elle était "particulière"

se posera peut-être à un moment donné la question de la gestion de sa scolarité;je ne sais pas comment est le système éducatif scolaire en suisse, mais en france, cela reste encore un peu compliqué......

n'hésitez pas à entrer en contact avec des associations ( AFEP ou autre) et comme je le disais précédemment, à vous documenter avec des livres

nous acceptons tous qu'il y ait dans l'échelle de "l'intelligence" une grande variété, qui va de la déficience à l'efficience maximale....
le problème de la précocité c'est que le mode de pensée est plutôt sur un mode intuitif, ce qui peut poser problème ( notamment pour la scolarité)
l'EIP doit donc apprendre à faire travailler son cerveau de façon méthodique afin de réussir au mieux sa scolarité
sans vouloir être alarmiste, les études montrent ( sur les enfants dépistés) que 1/3 des EIP redoublent une fois dans leur scolarité ( le collège et le lycée sont des étapes difficiles ), 1/3 font leur scolarité sans problème, 1/3 sont en échec scolaire.....

cela mérite réflexion, à mon sens....

bon courage
a bientôt
je crois que j'ai rajouté ce que je croyais avoir oublié d'écrire!!
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Herve



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MessageSujet: 10 ans..   Jeu 12 Juil 2012 - 9:55

Merci pour vous pencher de façon si attentive sur le cas que j'ai cité...

La situation ne s'améliore pas durant ces vacances, et c'est presque tous les soirs qu'elle panique un peu à l'idée de s'endormir... Couchée entre 22 et 23 heures, qu'elle soit seule dans sa chambre, invitée chez sa grand-mère, ou invitant sa petite soeur ou une copine à dormir dans sa chambre (oû elle dispose d'un second lit d'ami), elle s'endort après s'être relevée 2 fois, sur 2 heures de temps, souvent jusqu'à 1 heure du matin, en nous dérangeant par ses pleurs silencieux ou déboulant vers nous pour nous dire un milllième "j'arrive pas à dormir....". Si l'on va se coucher, elle est terrorisée avec l'idée d'être la seule à ne pas dormir.... C'est vrament dûr à vivre pour nous, du coup sa pédo-psy m'a donné des clamants pour que je puisse me détendre un peu... Finalement elle parvient toujours à s'endormir, ne fait jamais de réveils nocturnes, et peut dormir tard chaque matin.

Vous émettez l'idée qu'elle serait EIP: pourquoi pas après tout, mais la confirmation d'un tel "diagnostic" ne nous donnerait que peu d'infos sur les techniques pour l'aider ?... Auriez-vous une suggestion comportemental à nous donner, car nous aimerions simplement qu'elle n'est plus peur de ne pas s'endormir...

Pour rappel et de façon un peu brutal, notre fille a fait 10 séance avec une psy, et qu'elle que soit notre comportement, parfois elle a de la peine à s'endormir. Depuis quelques jours c'est presque tous les soirs (vacances).... En période scolaire, le fait du rythme semble mieux la rassurer (elle est par ailleurs très bonne élève.)
Pour rappel, qu'on la menace, qu'on la gronde, qu'on ait de l'empathie, rien n'y fait.

A 8 ans, même épisode, aussi durant les vacances, une dizaine de séances chez la même psy, puis tout était rentrée dans l'ordre, en 2 ou 3 semaines. Et là, ça fait depuis Pâques que ça dure, me femme et moi n'en pouvons plus nerveusement...

Nous l'avons récemment invitée à prendre un matelas et se coucher pour lire avec nous dans notre chambre (ce que nous n'avions jamais toléré jusque là) et à lire pendant que nous lisions, elle pleure en disant que ce n'est pas sa place.

Si je veux la caliner dans son lit et dans le noir en essayant un peu de sophrologie pour la détendre et la rassurer, au bout d'une heure, c'est elle qui me demande "papa tu dors, parce que moi, non ", et en me disant "papa laisse moi, moi c'est pas grave mais toi tu vas être fatigué...

Je me réjouis de votre réaction,cordialement,

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mimi02



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MessageSujet: enfin   Lun 23 Juil 2012 - 21:56

Bonjour,
Ma fille de 13 ans a aussi les mêmes problèmes d'endormissement que votre enfant. Nous avons essayé beaucoup de choses: médecins, psy, plantes, lait chaud..., mais c'est toujours pareil. Crying or Very sad Nous désespérons et nous nous sentons très seuls voir abandonnés avec notre énorme problème. Avez-vous trouvé une solution?
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Elizabeth74



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MessageSujet: Re: 10 ans stress à l'endormissement   Mar 17 Sep 2013 - 14:17

Herve a écrit:


Bonjour Hervé,

Je me permets de venir vers vous car je viens de finir de lire vos messages sur le forum et à leur lecture, j'ai l'impression de voir ma fille mais presque à l'identique et votre témoignage m'a beaucoup émue.

C'était il y a 1 an et qu'en est-il maintenant?

Avez-vous des solutions pour Salomé et comment va-t-elle?

Merci d'avance pour cette prise de contact un peu cavalière et j'espère à bientôt.


Bonjour Docteur,

 
Il y a 2 ans… elle avait 8 ans, le cauchemar a commencé

 
Je vous remercie de votre lecture, je vais tenter de vous exposer le problème actuel, la « rechute » de Salomé pour ses difficultés d’endormissement. Rechute car il y a 2 ans, elle ne parvenait pas à s’endormir, nouée de peur, la facteur déclencheur (du jour au lendemain) avait été la vision du dessin animé « La princesse et la grenouille » de Walt Disney. Durant 6 mois, elle se relevait, pleurait, nous dérangeait la nuit. Nous avions à l’époque probablement péjoré le problème, en réagissant sur tous les tons : compréhension, copinage, menaces, colère…. Déjà à l’époque elle m’étonnait car une nuit je l’ai retrouvée quasi habillée en me disant « papa, il faut m’emmener à l’hôpital, j’ai un problème et je ne veux pas casser la famille ! » Précision : nous dormons notre porte fermée et n’avons JAMAIS toléré que nos filles déboulent dans notre lit la nuit. A l’époque, elle dormait en lit superposé avec sa petit sœur de 3 ans sa cadette. Elle racontait à ces copains de quartier qu’elle avait des grands frères et sœurs que j’avais eu d’un premier mariage (je n’ai jamais eu d’enfants et n’ai jamais été marié !) et des chiens. Au point qu’une maman a demandé une fois à ma femme si c’était vrai que j’avais de grands enfants d’une première noce…) Résultat : ses copines et copains de l’époque l’ont traitée de menteuse… Elle avait donc visiblement un problème d’estime de soi….
 
 

Puis elle a été suivi par une psy, qui l’a vue 3 ou 4 fois, et l’a fait participé à des ateliers du mercredi après-midi en compagnie d’autres enfants : verdict : votre fille n’a aucun problème, mais un fort imaginaire. La psy lui a appris un peu de sophrologie, lui a dit qu’elle ne devait plus nous déranger et qu’elle devait gérer toute seule (lecture, dessin) son problème, et modérer la masturbation au coucher (facteur excitant). Selon sa psy, nous devions ma femme et moi, ne plus réagir, lui dire que ce n’est pas grave qu’elle ne trouve pas le sommeil tout de suite et cesser d’en parler et de discuter avec elle dans son lit… Nous avons appliqué cette méthode et 2 à trois mois plus tard, tout est rentré progressivement dans l’ordre.
 
Salomé, en bonne élève soucieuse, s’est soumise de bon gré sans nous en parler aux conseils de sa psy, et a géré la situation : durant 18 mois, plus de souci, elle trouvait son sommeil sans problème.
 
 

Il y a bien eu 1 ou 2 nuit où l’excitation du lendemain l’empêchait de s’endormir. Cela n’ a JAMAIS été la peur d’un examen, mais plutôt « je me réjouis trop d’Europapark !!! ». Curieux, non ?  

 

Physiquement, elle se couvre toujours intégralement, car elle dit avoir encore peur du noir, et quand elle se relève, elle est en nage, et respire très vite, couverte de sueur…
 
 

Avec ma femme nous avons toujours depuis appliqué les  conseils de la psy : se taire, ne pas réagir , un peu de compassion et lui dire qu’elle devait gérer, et que nous, on ne pouvait rien faire. Entretemps, elle a fait chambre seule, la transition n’a posé aucun problème.
 
 

Depuis 3 mois, 1 nuit chaque 2 semaines, elle nous disait, « j’arrive pas à m’endormir », ça durait 1 heure ou 2, elle se relevait 1 ou 2 fois chaque 45 minutes, et on ne s’est pas inquiété, et on a toujours appliqué la recette de » c’est pas grave ma chérie, tu sais comment gérer, lit , fais ta sophrologie… », en dédramatisant et en étant aimant mais fermes.  

 

Ce qui est nouveau, c’est que la PEUR qui était le prétexte il y a 2 ans A COMPLETEMENT DISPARU ! Bonne nouvelle ! Sauf qu’elle doit toujours s’endormir le visage couvert…
 
 

Actuellement…. Retour affolant du problème mais différemment…

 

Et depuis 3 semaines, elle dort bien la semaine, mais ne dort pas avant 2 ou 4 heures du matin les vendredis et samedi soir , dont 2 fois chez ma mère ! Etrange ! Systématiquement, lors des soirs où il n’y a pas école, elle ne s’endort plus bien. Les soirs d’école, couché à 21 heures, lecture jusqu’à 21.30, un dernier bisou et elle dort jusqu’au matin. Elle a toujours dormi 2 fois par mois sans problème chez sa grand-maman, depuis sa naissance. Parfois le week-end, elle invite sa sœur à dormir dans un second lit dans sa chambre : et parfois elle ne parvient pas à s’endormir, parfois ça se passe très bien. Ce facteur ne semble donc pas déterminant.
 
 

Par contre, le week-end, couché vers 22.00 ou 23.00, des symptômes de panique surgissent : elle est agitée, regarde toujours dehors « pour voir qu’elle ne sera pas la dernière à s’endormir dans le quartier ». Elle nous dit qu’elle aura de la peine à s’endormir, car elle n’a pas sommeil (pourtant elle baille ). Le week-end, elle joue dans les quartier, dans notre jardin avec tous ces copines et copains de son âge, où elle est très appréciée, (ils sonnent pour venir la chercher, etc…) Nous ne voyons pas de signer de frustration avec eux. Il y a 3 semaines, un samedi soir chez sa grand-maman, elle s’est relevée à 22.30, minuit, 3 heures et 5 heures du matin !!! Le matin fièrement elle revendiquait d’avoir fait nuit blanche !!!!
 
 

Nous avons un super contact avec elle, avec beaucoup d’humour, elle est heureuse à l’école, tout se passe bien avec ses copines et copains, les notes sont bonnes…  Quand elle a un souci, elle nous confie toujours celui-ci, elle sait même relativiser les choses…
 
 

Elle nous confie qu’au soir tombant, elle se sent parfois angoissée, agitée, a trop chaud, et a peur de ne pas s’endormir… Et elle se met la pression « négative » en se disant ce soir j’arriverai pas à m’endormir… Le lendemain elle nous a dit une fois « j’ai fait nuit blanche ! » fièrement. Nous pensons que ce n’est pas vrai. Elle se dit stressée de regarder l’heure qui passe, de ne pas trouver le sommeil, et elle se sent seule d’être la seule au monde à ne pas dormir (c’est pour ça que parfois, à 1 heure du matin, elle va ouvrir la terrasse et regarder les lumières des voisins pour voir s’ils dorment ou pas…)
 
Elle nous a demandé d'enlever les horloges et réveils dnas sa chambre et aux toilettes, car voir l'heure qui passe la stresse encore plus !  

Désormais, on l‘entend se relever, une fois par 30 minutes,  rôder dans la maison, soupirer, mais jamais plus elle n’a oser nous déranger (nous dormons la porte fermée) car nous lui avons demandé de respecter notre sommeil. On lui dit « ce n’est pas grave, tu sais comment faire, tu lis, tu dessines, tu fais ta relaxation)….  Et on évite de s’énerver. Ce cirque dûre entre 2 heures à 4 heures après son coucher.
   

Sa maîtresse la trouve très heureuse, sociale, mais très soucieuse de bien faire… Ses notes sont bonnes.
 
 

Petit retour de la romance : sur un site internet de jeu enfantin, sur son profil, elle se décrit comme ayant 4 grands frères et soeurs, et 2 chiens, et elle a écrit ça (j ‘ai remarqué car je contrôle son profil dans son dos) il y a 3 semaines… soit au moment du retour du problème.
 
 

Symptôme mais de quoi ?

 

De quoi est-ce le symptôme ? Angoisse de la mort, de l’abandon, ????? Veut-elle se rendre intéressante ? Veut-elle « détruire «  la complicité que j’ai avec ma femme ? C’est dur de  la voir angoissée comme ça le soir, alors qu’elle est si heureuse et pleine d’humour la journée…
 
 

On s’est demandé s’il y avait une concurrence avec ma femme, et inconsciemment une volonté de briser notre couple (week-end, etc…) Y’a-t’il de l’Œdipe là-dessous ?????
 
 

Il faut encore que je vous précise que ma fille Salomé fait 1 mètre 60 à 10 ans, que c’est la plus grande de sa classe. Sa puberté a commencé (petits seins, pas encore de règles ou de duvet pubien) mais la pédiatre nous a dit que ça avait commencé (est-ce lié ?)
 
 

Traditionnellement c’est moi qui de nuit au bout de 3 ou 4 « relevés » lui parlait : mais quand elle m’a dit : Merci papa de ne pas t’énerver avec moi, et je m’en veux, tu vas être crevé demain à cause de moi », ça m’a fait réfléchir…
 
 

Comme traditionnellement dans nos personnalités, ma femme la nuit a plus tendance à s’énerver et moi être consolateur, nous avons changé les rôles, c’est ma femme qui lui répond en s’efforçant de rester calme, si elle nous parle dans ces moments nocturnes d’angoisse (donc si on est encore réveillé et pas dans la chambre) , et moi qui fait semblant d’être très détaché. Nous pensions ainsi briser les rôles « papa consolateur qui s’énerve pas et maman qui se fâche)…. On dirait que ça la déstabilise et que ça empire…
 
 

Résultat : en plus du week-end, hier soir dimanche elle n’arrivait pas à s’endormir. Extinction des feux après 30 minutes de lecture à 21.34, relevée essoufflée et pipi à 22.25, relevée 22.35 pleurnichante « j’arrive pas à m’endormir ». Là ma femme la recouche, avec un détachement compatissant, puis on se couche, toute la maison est dans le noir à 22.40 et 23.00 rebelote, elle se relève., va aux toilettes, fait un peu de bruit avec sa porte (pour nous faire savoir qu’elle se relève),et se recouche… Ensuite, nous avons dormi et ne l’avons plus entendue…
 
 

Ce qui s’aggrave, c’est qu’elle veut nous refaire savoir, donc elle ne gère plus.
 
 

Nous avons besoin de vos conseils, car nous ne voulons pas que se réinstalle une période difficile. Qu’en pensez-vous ? Pouvez-vous nous aider, nous donner un conseil car j’ai peur que les nerfs de notre famille ne soient mis à rude épreuve.
 
 
J’ai conscience d’abuser un peu, mais c’est un père soucieux qui vous écrit, car nous avons avec ma femme, l’impression d’avoir essayé pas mal de pistes avant de trouver la bonne il y a 2 ans, et là, Salomé n’a plus le même âge, et c’est pas facile pour des parents d’aider un enfant, sans en avoir l’air…
 
 

Je m’excuse donc sincèrement d’avoir pris de votre temps, et de vous être penchée sur ce rapport écrit fort imparfaitement, dans l’urgence, et avec pas mal d’émotion.
 
 

Cordialement, merci beaucoup

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10 ans stress à l'endormissement
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