| | | syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines | |
| | Auteur | Message |
|---|
tudore
Nombre de messages: 33 Date d'inscription: 06/04/2009
 | Sujet: syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines Lun 6 Avr - 2:33 | |
| bonjour
Comme ray Nimmo, johan Gadsby et des milliers d'autres...Je suis la victime d'un syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines, comme environ 12% des victimes empoisonnées a long terme avec des somnifères. J'ai stoppé ces poisons il y a maintenant plus de cinq ans.
LE SYNDROME PROLONGE DE SEVRAGE AUX BENZODIAZEPINES
Publié dans Comprehensive Handbook of Drug & Alcohol Addiction 2004
Professeure C Heather Ashton, DM, FRCP 2004
School of Neurosciences Division of Psychiatry The Royal Victoria Infirmary Queen Victoria Road Newcastle upon Tyne NE1 4LP
Nous avons déjà abordé le problème des symptômes prolongés de sevrage aux benzodiazépines (1,2). Ce chapitre propose une mise à jour de ces articles et comprend de nouveaux résultats de recherche.
Pour certains utilisateurs chroniques de benzodiazépines, le sevrage peut être un processus très long. Une importante minorité d’utilisateurs, qui avoisine les 10 à 15% (3), développe un syndrome prolongé de sevrage (4) pouvant durer des mois, voire des années. Ce syndrome, qui n’est naturellement pas une pathologie en soi, est vraisemblablement le produit d’une association de facteurs pharmacologiques et psychologiques en lien tantôt direct, tantôt indirect avec l’usage de benzodiazépines. Ce syndrome inclut (1) des symptômes pharmacologiques de sevrage, qui impliquent la réadaptation lente des changements induits directement par les benzodiazépines au niveau des récepteurs du cerveau (1,5 – 7) et (2) des symptômes psychologiques, qui résultent indirectement de l’usage prolongé des benzodiazépines, et incluent la révélation de capacités amoindries à gérer le stress et d’autres difficultés personnelles.
Ces symptômes se fondent en un tableau clinique complexe, compliqué d’autant par (3) la réapparition de l’anxiété ou de la dépression préexistante et (4) peut-être aussi par les effets neurologiques à long terme des benzodiazépines (1), qui sont mal connus.
Ainsi, le syndrome de sevrage aux benzodiazépines dans son ensemble est aussi difficile à définir et à identifier que l’est un accès de grippe, lequel peut être caractérisé par une superposition de pathologies diverses, comme une toxémie d’origine virale, une infection bactérienne secondaire, une dépression post-virale prolongée et des atteintes somatiques comme la cardiomyopathie.
Néanmoins, le fait de savoir que des symptômes peuvent être prolongés est important pour les praticiens en charge du sevrage aux benzodiazépines de leur patient. La façon dont le sevrage initial est mené peut également minimiser l’incidence, la sévérité et la durée des symptômes de sevrage prolongés et améliorer les chances de guérison.
I. LA PHASE AIGUE DE SEVRAGE
ect...
Que dois je faire pour moins souffrir physiquement ? Car en effet : Le degré de douleur provoquée par le syndrome de sevrage aux benzodiazépines est énorme comparé à celui d’autres prescriptions et même comparée à celui du sevrage aux drogues illicites.
Ce syndrome prolongé de sevrage pouvant durer plus de dix ans est il du a une déficience de métabolisation des médicaments ? Ou simplement aux sevrages brutaux conseillés par les médecins du sommeil et aux mauvais traitements psychotropes qui ont suivis (modiodal, atarax, norset et antidépresseurs multiples et divers...)
Dernière édition par tudore le Ven 10 Avr - 22:40, édité 1 fois |
|  | | MORPHEE Modérateur
Nombre de messages: 7512 Date d'inscription: 29/11/2005
 | Sujet: Re: syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines Lun 6 Avr - 10:48 | |
| La diminution progressive des benzodiazépines est actuellement recommandée le plus souvent. |
|  | | tudore
Nombre de messages: 33 Date d'inscription: 06/04/2009
 | Sujet: Re: syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines Mar 7 Avr - 11:56 | |
| Merci beaucoup pour toutes ces infos et pour votre aide. |
|  | | MORPHEE Modérateur
Nombre de messages: 7512 Date d'inscription: 29/11/2005
 | Sujet: Re: syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines Jeu 9 Avr - 17:16 | |
| Pardon, j'avais été interrompu dans la rédaction de mon message. Les spécialistes du sommeil sont probablement actuellement de très petits prescripteurs de benzodiazépines. Tous les médecins sont de mieux en mieux sensibilisés aux problèmes de la dépendance et tentent de restreindre leurs prescriptions. De nombreuses études sont faites sur le sujet, pour mieux comprendre, éviter et si possible remédier...mais les connaissances sont encore balbutiantes. Les médecins qui vous donneront les meilleurs renseignements sur la prise en charge actuelle la plus adaptée des conséquences du sevrage sont les "addictologues". Des consultations existent dans la plupart des grands centres hospitaliers. Bon courage ! |
|  | | tudore
Nombre de messages: 33 Date d'inscription: 06/04/2009
 | Sujet: Re: syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines Ven 10 Avr - 22:47 | |
| | DR MORPHEE a écrit: | De nombreuses études sont faites sur le sujet, pour mieux comprendre, éviter et si possible remédier...mais les connaissances sont encore balbutiantes. Bon courage ! |
Merci pour les infos. Mais... vous balbutier près de 50 ans après les premières prescriptions ??? Et alors que l'épidémie atteind au environ de 7 millions de personnes dépendantes en France? |
|  | | calinox
Nombre de messages: 15 Date d'inscription: 23/12/2009
 | Sujet: Re: syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines Sam 3 Sep - 2:08 | |
| Seulement 2 cliniques spécialisées traitent le sevrage benzos en Angleterre ... rien chez nous.
Médicament ( sauf plantes ... ) = chimie = apport non naturel de substances et en l'occurence pour nous qui se fixent aux neurotransmetteurs du cerveau ... pas dans les ongles de pieds ! Alors forcément, ... et n'oublions pas qu'il y a 50 ans on avait pas trop les moyens de faire des essais avec du recul et la securité clinique de maintenant. On essayait les medocs sur les patients volontaires mourrants en gros, comme pendant les guerres. Honnettement je suis pas sur qu'on distribue pas encore + des me*** encore chaque jour, j'en suis meme persuadé, suffit de regarder tel et tel medoc retiré de XXX pays, pas la France, ben non les medecins partent en voyage payés par les labos, la sécu et les pharmaciens s'en mettent aussi quelques milliards €€€ dans les fouilles . Je suis infirmier , je devrais pas dire ca , mais il ne sent pas bon etre malade pour les années a venir, ca va etre la santé a 2 vitesses, modèle USA : bourgeois ou ... pas. Ca sera pas les memes faveurs... Des labos cherchent a bosser sur des molécules apparentés aux bzd en reduisant les dependances, quelques unes qui datent sont souvent prescrites ( buspar, atarax, ... ) mais semblent moins efficaces . Après chacun et chacun, reponse différente d'une personne a l'autre aux produits. |
|  | | tudore
Nombre de messages: 33 Date d'inscription: 06/04/2009
 | Sujet: Re: syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines Ven 9 Sep - 13:12 | |
| bonjour
Je ne comprend pas que ces drogues dures très dangereuses, voir mortels, ne soient pas encore interdites ! (sauf pour les victimes en sevrage). De même pour toutes les drogues ayant des propriétés similaires et provoquant une dépendance quasi identique (atarax, buspar, lyrica, neurontin, baclofène, stresam....et bien d'autres). Hélas, comme il l'a été dit, nos médecins, nos dirigeants, la sécu...sont quasi tous corrompus. "la santé des patients n'a aucune importance" est devenu la régle.
Il existe cependant en France des services qui s'occupent de sevrage, mais les médecins y font absolument n'importe quoi ! Ces services et les médecins qui les dirige sont dangereux pour la santé des victimes. |
|  | | MORPHEE Modérateur
Nombre de messages: 7512 Date d'inscription: 29/11/2005
 | Sujet: Re: syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines Ven 7 Oct - 9:31 | |
| Les risques de dependence sont à prendre en compte à chaque prescription et depend à la fois le medicament lui-meme et le patient. Proscrire les medicaments qui sont d'un grand utilité dans certains situations - en tant anti-épileptique dans les cas de Lyrica et Neurontin, et en tant que myorelaxant pour mes patients ayant des dystonies atrocement douleureuses dans les suites d'une infirmité motrice congenitale pour la baclofène - n'a pas de sens. Les benzodiazépines, avec tous leur desavantages, ont quand meme leur place chez les patients ayant des troubles psychiatriques aigues, et sont moins dangereuses que les neuroleptiques.
Dire que tous les medecins sont corrompus par 'big pharma' me semble injustifié. Les effets secondaires de certains traitements n'apparait que dans les années voir les décennies qui suit leur commercialisation, et les medecins sont en générale assez réactif: à voir le changement radicale dans la prescription de traitement hormonale substitutif chez les gynaecologues dans les suites de la publication de l'étude WHIS.
Je vous rappelle que les medecins du sommeil sont des très faibles prescripteurs des hynotiques et d'anxiolytiques et que nous passons le plupart de notre temps encourageant et aidant nos patients à se sevrer de leurs traitements. |
|  | | tudore
Nombre de messages: 33 Date d'inscription: 06/04/2009
 | Sujet: Re: syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines Ven 7 Oct - 11:07 | |
| Toutes ces drogues devraient être au moins classées comme stupéfiants (comme il vient d'être fait pour le rivotril) Il n'y a pas d'autre solution que d'interdire les benzodiazépines (sauf pour les victimes en sevrage !) Car les médecins ne respectent aucunement les directives et lois concernant les prescriptions. Ils ne mettent du reste jamais en garde les victimes des benzos dès la première prescription (ni plus tard). Ou alors il faut condamner très très lourdement au pénal et au civil les prescripteurs qui ne respectent pas les règles ! Les benzodiazépines tuent beaucoup plus que le médiator, ne l'oublions pas !
Il est d'autre part absolument necessaire d'ouvrir des services afin d'effectuer les sevrages dans les règles d'un sevrage très lent et non un sevrage effectué en 4 ou 5 semaine relevant plus de la barbarie et de la torture que de la médecine, comme ils sont pratiqué partout en France. Les peronnels de ces services devant être abolument au courant des effets secondaires terribles des benzos et de leurs sevrages, ce qui n'est absolument pas le cas a l'heure actuelle.
Toutes ces drogues synthétiques dangereuses devraient de toute les façons être remplacées par des molécules naturelles présentant beaucoup moins de dangers ! |
|  | | calinox
Nombre de messages: 15 Date d'inscription: 23/12/2009
 | Sujet: Re: syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines Sam 8 Oct - 19:31 | |
| | tudore a écrit: | Toutes ces drogues devraient être au moins classées comme stupéfiants (comme il vient d'être fait pour le rivotril) Il n'y a pas d'autre solution que d'interdire les benzodiazépines (sauf pour les victimes en sevrage !) Car les médecins ne respectent aucunement les directives et lois concernant les prescriptions. Ils ne mettent du reste jamais en garde les victimes des benzos dès la première prescription (ni plus tard). Ou alors il faut condamner très très lourdement au pénal et au civil les prescripteurs qui ne respectent pas les règles ! Les benzodiazépines tuent beaucoup plus que le médiator, ne l'oublions pas !
Il est d'autre part absolument necessaire d'ouvrir des services afin d'effectuer les sevrages dans les règles d'un sevrage très lent et non un sevrage effectué en 4 ou 5 semaine relevant plus de la barbarie et de la torture que de la médecine, comme ils sont pratiqué partout en France. Les peronnels de ces services devant être abolument au courant des effets secondaires terribles des benzos et de leurs sevrages, ce qui n'est absolument pas le cas a l'heure actuelle.
Toutes ces drogues synthétiques dangereuses devraient de toute les façons être remplacées par des molécules naturelles présentant beaucoup moins de dangers ! |
Je vais y mettre mon petit grain de sel tiens, ...
> Classer les benzos comme stup' je ne pense pas que ca ai un sens, de toute facon a la base la prescription de benzos ne doit durer que pour quelques semaines, exemple pour aider quelqu'un a la suite d'une séparation ou autre source de stress ingérable momentanément. N'oublions pas qu'au cas par cas, le prescripteur utilisera la molécule la plus adapté a la clinique de son patient, j'entends par la en tenant compte des propriétés pharmaco des BZD qui sont toutes a diffférents degrés : + Anxyolitique + Amnésiante + Anticonvulsivante + Sédative + Hypnotique + .... L'accoutumance a certes lieu mais a moindre mesure. Après pour les personnes qui en prennent des années j'ai envie de dire qu'ils représentent plusieurs catégories : - les personnes atteintes de pathologies psy réelles ( névrose d'angoisse, ... ) pour qui ces traitements apportent un gain réel en terme d'autonomie sociale et de confort de vie. - les autres qui se sont habituées a vivre comme ca parce que ca n'a pas été stoppé a temps ou mal évalué , certes au bon gré de leur prescripteur ... " si j'ai pas mon XXXXX le soir je vais encore pas dormir " et qui n'envisagent meme pas d'arretter de toute facon. - Les toxicophiles , j'ai fréquemment eu dans mon service des fumeurs de tranx*** 50, meme des personnes de 50 ans qui fumaient du lexo*** pilé dans les clopes tous les jours, après on est dans le mésusage, la défonce prescrite ! Alors on y rajoute un peu d'alcool et autres et puis le processus addictif est lancé, mais quand ces personnes veulent arretter, c'est délicat a gérer...
Mais aussi combien de personnes sont encore en vie grace a elles ? Combien ne sont pas encore passées a l'acte définitif grace a ce petit " plus " quotidien ? On en parle pas ... Pourtant elles sont autour de nous ... Ce sont des thérapeutiques médicamenteuses hein a la base, qui ont donc des effets secondaires ... dépendance, somnolence, troubles mémoire, trouble de la libido, glaucome et j'en passe effectivement, après rien n'empeche d'essayer les plantes, la relaxation, ou bon bouquin pour s'endormir ? |
|  | | tudore
Nombre de messages: 33 Date d'inscription: 06/04/2009
 | Sujet: Re: syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines Sam 8 Oct - 20:08 | |
| | calinox a écrit: | > Classer les benzos comme stup' je ne pense pas que ca ai un sens, de toute facon a la base la prescription de benzos ne doit durer que pour quelques semaines, exemple pour aider quelqu'un a la suite d'une séparation ou autre source de stress ingérable momentanément. |
ben...si...cela a un sens puisque ce sont des stupéfiants. |
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